Sep 092018
 

Walkmovie.info vous dévoile la chronique du film : Mary Shelley (2018)

Sortie 8 août 2018

Sortie 2 août 2018

Drame historique de Haifaa Al Mansour avec Elle Fanning, Douglas Booth, Tom Sturridge, Bel Powley, Owen Richard, Joanne Frogatt, Stephen Dillane, Marie Williams. 2h – Sortie le 8 août 2018.

La jeune femme Mary Wollstonecraft Godwin depuis son enfance trouve refuge dans le cimetière de Londres. Hantée par la mort de sa mère pratiquement à sa naissance, Mary compose des textes tourmentés en cachette. Son père libraire rencontrant des difficultés financières encourage néanmoins sa fille à prendre son destin en main, malgré les remontrances de sa nouvelle femme. Mary est lasse des conventions. Elle voit dans le jeune poète prometteur, Percy Shelley, un exutoire providentiel, malgré sa notoriété sulfureuse. Á 16 ans, une passion dévorante va naître pour enfanter un monstre littéraire incontournable : Frankenstein.

« Mary Shelley » retrace l’histoire de la jeune Mary pour dévoiler son puzzle existentiel qui bout à bout, va aboutir au roman fantastique : Frankenstein. Malgré les deux heures de ce biopic, on s’imprègne de l’univers romantique à l’esprit libéré de Mary, première femme à écrire la beauté de la noirceur au fond de l’âme humaine. L’actrice Elle Fanning au visage fragile, montre un fort caractère intérieur de la romancière et sublime son parcours.

Phil Marso – 8 septembre 2018 – www.walkmovie.info

Mar 052018
 

CHRONIQUE CINÉMA

« Moi, Tonya »

Walkmovie.info vous fait découvrir la chronique cinéma du film « Moi, Tonya » sortie le 21 février 2018 :

Sortie le 21 février 2018

Film comédie dramatique de Graig Gillespie avec Margot Robbie, Allison Janney, Sebastien Stan, Paul Walter Hauser, Julianne Nicholson, McKenna Grace, Caitlin Carver, Bojana Novakovic. 2h – Sortie le 21 février 2018.

A six semaines des Jeux Olympiques d’hiver de 1994 qui se déroulaient à Lillehammer (Norvège), la patineuse artistique américaine Nancy Kerrigan est agressée à la sortie d’un entraînement. Un évènement qui fait la une du monde entier à cause de son dénouement inattendu. Les proches de sa concurrente Tonya Harding auraient commis l’irréparable. Ce dérapage incontrôlable va-t-il fracasser sur la glace la prometteuse carrière de Tonya Harding ?

« Moi, Tonya » est un biopic, présenté comme un documentaire entrecoupé de scènes sur la vie mouvementée de la jeune patineuse. Loin d’exonérer l’acte envers Nancy Kerrigan, le film démontre que l’on peut avoir de l’empathie pour le vilain petit canard : Tonya. Sa mère LaVona Golden, le cigarillo collé à sa bouche entre deux tafs, n’arrête pas de la dézinguer. La fibre maternelle se fait à coup d’injures, mais c’est pour mieux l’endurcir face à l’adversité. Allyson Janney incarnant ce rôle caustique vient d’obtenir l’Oscar de la Meilleure Actrice dans un second rôle. Malgré la tragédie de ce fait divers sportif, l’humour est très présent. Le choix de la B.O complète bien l’humeur de ce film entre douleur et euphorie. « Moi, Tonya » décoiffe comme un triple axel !

Phil Marso – 5 mars 2018

Déc 042017
 

Programme TV – Film dramatique : Imitation Game

France 3 – Lundi 4 décembre 2017 – 21h

Sortie 25 janvier 2015

Film dramatique de Morten Tyldum. Avec Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Goode, Mark Strong, Rory Kinnear, Charles Dance, Matthew Beard, Allen Leech. – 1h55 – Sortie le 25 janvier 2015.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le régime nazi était déjà en avance sur l’armement face aux alliés. Mais il avait un atout supplémentaire sur le plan des transmissions codées avec le système Enigma. Les sous-marins allemands ont ainsi pu détruire la flotte anglaise, couper des ravitaillements sur terre etc. Le commandant Denniston à Londres est chargé de recruter les meilleurs mathématiciens pour décrypter Enigma. Alan Turing est sans doute le plus imaginatif, mais le plus insociable de l’équipe. Sa force de caractère puisée dans les fêlures de son enfance va-t-elle contribuer à enrayer l’hécatombe des alliés sur le terrain ? Mieux ! Percer le mystère Enigma peut-il faire gagner la guerre ?

Ce qu’on en pense :  « Imitation Game » est un fait historique méconnu longtemps après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Alan Turing a été sans aucun doute le précurseur de l’ordinateur, mais les évènements tragiques et la moralité de la couronne d’Angleterre n’ont pas épargné ce personnage héroïque de l’ombre. Benedict Cumberbatch qui incarne ce mathématicien arrogant et génial à la fois, transpire la dramaturgie sur l’écran. La charmante Keira Knightley lui donne la réplique féministe assez touchante. Ici, pas d’action spectaculaire mais le film tient toutes ses promesses de suspens en matière grise.

Phil Marso – 10 février 2015 – www.walkmovie.info

 

Août 142017
 

Cinéma à l’affiche – Critique – Dunkerque

Walkmovie.info vous propose la chronique du film « Dunkerque » de Christopher Nolan

Film de guerre de Christopher Nolan. Avec Fionn Whitehead, Mark Rylance, Harry Styles, Barry Keoghan, Aneurin Barnard, Kenneth Branagh, Jack Lowden. 1h47 – Sortie le 19 juillet 2017.

21 mai 1940, soldats français et anglais sont encerclés par l’armée allemande. Churchill ordonne l’ordre d’évacuer les troupes anglaises. Il espère en sauver 30 000 alors que 450 000 sont les proies de l’aviation ennemie. L’Angleterre juste en face de la ville assiégée, on réquisitionne des bateaux des pêcheurs, des plaisanciers pour venir en aide. Quelques destroyers tentent aussi le sauvetage en vain. Sur la plage de Dunkerque des hommes tentent de survivre sous la mitraille.

« Dunkerque » s’arrange un peu trop facilement avec l’histoire. Il transforme une déroute anglaise par une évacuation héroïque. Le réalisateur Christopher Nolan exclut les 35 000 soldats français qui arrivèrent à contenir la Wehrmacht avec de l’armement lourd quasi inexistant et en infériorité numérique : un contre 10/30. Une B.O pesante notamment dans les moments critiques prend aux tripes. Ce film retraçant un fait historique pas très glorieux de la Grande-Bretagne aurait eu plus d’épaisseur s’il avait décrit le sacrifice des soldats français notamment dans les combats de rue et des dunes. « Dunkerque » reste un divertissement de bonne facture.

Le film de Henry Verneuil « Week-end à Zuydcoote » (1964) moins spectaculaire retrace mieux le désarroi des soldats sur cette plage damnée.

Phil Marso – 12 août 2017

Nov 222015
 

Chronique critique Cinéma : Les Suffragettes

Film dramatique de Sarah Gavron. Avec Carey Mulligan, Helena Bonham Carter, Meryl Streep, Brendan Gleeson, Anne-Marie Duff, Ben Whishaw, Romola Garai, Finbar Lynch  – 1h46 – Sortie le 18 novembre 2015.

Au début du siècle dernier, l’Angleterre est un pays coupé en plusieurs classes sociales dont le monde ouvrier représente le fer de lance de la nation. Pourtant, une revendication gronde, mais irréaliste pour les hommes de la noblesse au prolétariat : le droit de vote des femmes. Elles se surnomment les « Suffragettes ». Elles manifestent pacifiquement et tente d’obtenir un amendement afin que la question soit posée au parlement britanique. Maud Watts ouvrière dans une blanchisserie depuis l’âge de 7 ans, mariée avec un enfant de bas âge prend conscience de cette injustice. Violet, embauchée depuis peu et activiste des Suffragettes tente de recruter Maud. Après des mots, faut-il passer à des actes enfreignant la loi ?

« Les Suffragettes » est un drame social historique, traité d’une manière classique. Mais qu’en serait-il autrement ? Carey Mulligan, incarne bien la mère de famille qui prend conscience petit à petit de l’implacable réalité du sacrifice pour faire avancer la cause des femmes. Sa fragilité maternelle aux yeux des hommes en fera une force avec justesse dans son interprétation. Ce film relate ce combat d’avant-garde à l’époque, sans sortir son kleness de circonstance. « Les Suffragettes » ont voté l’efficacité !

L’Angleterre adopte le droit de vote des femmes en 1928, la Turquie en 1934. Quant à la France se proclamant « liberté, égalité, fraternité », il faudra attendre 1944. Les femmes d’Arabie Saoudite voteront pour la première fois le 12 décembre 2015.

Phil Marso – 22 novembre 2015 – Walkmovie.info

 

Août 162015
 

Sortie Cinéma – La Belle Saison

En salles le 19 août 2015 – 1h45

Film dramatique de Catherine Corsini. Avec Cécile De France, Izïa Higelin, Noëmie Lvosky, Kévin Azaïs, Benjamin Bellecour.

1971. Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s’émanciper du carcan familial et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d’amour fait basculer leurs vies.

Walkomovie.info

Mai 172015
 

Critique cinéma – La Tête haute

Film dramatique d’Emmanuelle Bercot. Avec Catherine Deneuve, Rode Paradot, Benoît Magimel, Sara Forestier, Diane Rouxel, Anne Suarez, Elizabeth Manev,  – 2h09 – Sortie le 13 mai 2015.

Film « La Tête haute » d'Emmanuelle Bercot - Sortie le 13 mai 2015

Film « La Tête haute » d’Emmanuelle Bercot – Sortie le 13 mai 2015

La juge pour enfants en voit défiler dans son bureau des plus petits jusqu’à la majorité. Ici nous sommes à Dunkerque, mais cela pourrait être une autre ville. La bonne bouille de Malory huit ans déboule avec sa mère Séverine trop jeune, immature et son petit frère à peine né. Malory grandit dans une agitation perpétuelle, auto-destructeur avec une seule passion : voler des voitures.

Il va de collège en collège pour trouble du comportement, il ne tient pas en place et n’a aucune conscience de son propre devenir. Son casier judiciaire est long comme le bras avec un destin déjà tracé à la case prison. La juge est un sas de décompression, de compréhension à toutes épreuves, mais dans une durée limitée. Est-ce que son nouvel éducateur Yann sera sa planche de salut ?

« La Tête Haute » s’intéresse au parcours d’un jeune délinquant. Le système éducatif judiciaire tente de le sortir de la tête de l’eau ce qui est une tâche plus rude en 2015. Terminé les internats dès l’âge de 10 ans qui permettait un suivi éducatif sur plusieurs années avec à la clé, apprendre un métier dès l’âge de 14 ans. Depuis plusieurs décennies, on case ces jeunes en famille d’accueil, en foyer, mais sur des délais très courts. Quand il y a de la famille, on les réinjecte dans son milieu d’origine au gré d’un comportement apaisé.

Chaque cas est particulier et dans le personnage de Malory, l’absence d’un père et d’une mère pas très structurée alourdit l’addition. L’épée de Damoclès de la majorité est souvent évoquée dans le film avec le leitmotiv : avoir un projet ! À travers ce film quelques réminiscences de mon passé m’ont interpellé avec la tentation d’exclamer « branleur » à l’encontre du fameux Malory.

Ne voyez pas en moi, un ton moralisateur, mais une marque de tribu indélébile pour ceux qui ont connu un parcours semblable plus ou moins chaotique. Par contre je n’ai pas le souvenir qu’un éducateur m’est balancé un jour que l’État dépense 800 € / jour, mois  pour que je m’en sorte. C’est dire que la loi du marché et de son syndrome des statistiques judiciaires ont souvent le dernier mot.

« La Tête Haute » a pour objectif de secouer le spectateur ce qu’il réussit en partie. La fin tombe trop dans la facilité à mon sens. En définitive, ce film aurait eu le mérite de s’attaquer non pas qu’à un seul et unique Malory, mais à plusieurs. Ceci pour montrer que l’on gagne, qu’on perd à tenter de relever la tête.

 Phil Marso – 17 mai 2015

Source : Walkmovie.info

Fév 102015
 

Film dramatique de Morten Tyldum. Avec Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Goode, Mark Strong, Rory Kinnear, Charles Dance, Matthew Beard, Allen Leech. – 1h55 – Sortie le 25 janvier 2015.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le régime nazi était déjà en avance sur l’armement face aux alliés. Mais il avait un atout supplémentaire sur le plan des transmissions codées avec le système Enigma. Les sous-marins allemands ont ainsi pu détruire la flotte anglaise, couper des ravitaillements sur terre etc. Le commandant Denniston à Londres est chargé de recruter les meilleurs mathématiciens pour décrypter Enigma. Alan Turing est sans doute le plus imaginatif, mais le plus insociable de l’équipe. Sa force de caractère puisée dans les fêlures de son enfance va-t-elle contribuer à enrayer l’hécatombe des alliés sur le terrain ? Mieux ! Percer le mystère Enigma peut-il faire gagner la guerre ?

« Imitation Game » est un fait historique méconnu longtemps après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Alan Turing a été sans aucun doute le précurseur de l’ordinateur, mais les évènements tragiques et la moralité de la couronne d’Angleterre n’ont pas épargné ce personnage héroïque de l’ombre. Benedict Cumberbatch qui incarne ce mathématicien arrogant et génial à la fois transpire la dramaturgie sur l’écran. La charmante Keira Knightley lui donne la réplique féministe assez touchante. Ici, pas d’action spectaculaire mais le film tient toutes ses promesses de suspens en matière grise.

Phil Marso – 10 février 2015 – Source : Walkmovie.info