Nov 112014
 

Programme TV – Rendez-vous en terre inconnue : Arthur

Mardi 2 décembre 2014 – France 2 – 20h55

Interview Arthur : Il y a en eux une joie de vivre incroyable

Lorsque Frédéric Lopez lui annonce sa destination, la région de Cuzco au sud du Pérou, Arthur exulte. Au coeur de la cordillère des Andes, tous deux vont partager le quotidien d’une communauté d’indiens quechuas. Auprès de Rosauro, René et leurs familles, Arthur découvre un mode de vie basé sur l’entre-aide, la solidarité, le partage. Retour sur cette expérience.

Votre réaction lorsque Frédéric Lopez vous a proposé Rendez-vous en terre inconnue…

Je connaissais un peu Frédéric, car j’avais participé à Panique dans l’oreillette. Quand il m’a proposé Rendez-vous en terre inconnue, j’ai été flatté… et effrayé. J’ai peur du froid autant que de la jungle avec ses serpents et ses araignées… Mais quand il m’a annoncé que nous partions dans la cordillère des Andes, j’étais fou de joie.

L’altitude, c’est dur physiquement…

Nous avons tout d’abord passé quatre jours à Cuzco avec un médecin pour maîtriser et apprendre à tolérer l’altitude. Au début, lorsque l’on se baisse pour faire ses lacets, on a l’impression d’avoir monté cinq étages ! Nous avons eu beaucoup de mal à dormir les premières nuits. Et nous devions aussi nous habituer à de fortes variations de température, de + 25 °C l’après-midi à – 15 °C le soir. Nos marches quotidiennes atteignaient même jusqu’à un dénivelé de 1 000 mètres.

Présentez-nous ceux qui vous ont accueillis…

René est celui auprès duquel je me suis senti le plus proche. Il s’est beaucoup occupé de moi, car nous sommes de la même génération. Il est aussi le plus moqueur des quatre ! Paolino est plus jeune et plus réservé. C’est le plus sérieux. Il mesure bien la difficulté de la vie dans ces montagnes. Dans son visage, il y a une douceur incroyable. Rosauroest un être hors du commun, plein de fêlures, mais c’est un surhomme. Abandonné jeune, il a été vendu comme esclave. Il ne se plaint jamais et il est toujours positif. Santos,le plus jeune, est le dernier porteur du flambeau de cette génération des Quechuas, descendants des Incas. Toutefois, il voudrait que ses enfants aillent à l’université. Et puis il y a la petite Marlène. Rester dix-huit jours sans appeler mes garçons a été dur ; j’ai tout reporté sur les enfants du village. Ils sont beaux, souriants. Il y a en eux cette joie de vivre incroyable, remarquée aussi chez leurs parents,et qui semble presque démesurée quand on voit le monde dans lequel ils vivent.

Les moments les plus forts de ce voyage…

Lorsque j’ai vu apparaître en haut de la montagne Rosauro, René, Santos et Paolino, avec leurs tenues aux couleurs vives, accompagnés par leur troupeau de lamas – nous étions alors épuisés par cinq heures de voiture, deux heures de marche et le manque d’oxygène – cela a été un moment de grâce incroyable. Ensuite, il y a ma première nuit, dans un sac de couchage sur une paillasse de peau de lama, avec un plafond à cinquante centimètres au-dessus de ma tête et des cochons d’Inde sous mon lit, sans pouvoir respirer… alors que je suis claustrophobe ! Une nuit blanche, de fous rires avec Frédéric… L’émotion fut aussi intense lors de notre premier coucher de soleil, près de la montagne sacrée et de ses lacs : un camaïeu d’orange, avec nuages et brume : irréel et sublime.

La solidarité…

Ce que les Quechuas appellent l’ayni, c’est la solidarité, l’entraide. Ils ont une manière de se contenter de l’essentiel qui m’a servi de leçon. Ils rient tout le temps ! Au cours des deux semaines passées ensemble, nous sommes allés aider Pedro, le grand-père, à faire sa récolte de pommes de terre et le toit de sa maison. Cette solidarité est essentielle, même si les Quechuas sont conscients que ce système est en train de changer à cause de l’argent. Mais ils souhaitent aussi que leurs enfants aient une vie un peu plus douce que la leur à 4 500 mètres, qu’ils puissent aller étudier, avoir accès au monde contemporain…

Les superstitions des Quechuas…

Il y a une vraie logique dans ces croyances. Elles expliquent la montagne dans laquelle ils puisent toutes leurs forces pour survivre dans un environnement hostile. La montagne renforce leur fierté de descendants du peuple inca.

Cette expérience a-t-elle changé quelque chose en vous ?

Sur terre, des gens luttent chaque jour pour survivre. En vivant un peu avec eux, j’ai découvert qu’ils sont plus heureux que nous ! Ils ont dissocié le bonheur du matériel. Lorsque nous sommes descendus au village, alors qu’il y avait tout ce que l’on peut imaginer pour attirer l’œil, le seul plaisir qu’ils se sont accordé a été d’obtenir une glace. Ils ne sont pas en demande de plus de choses ! Ils profitent de l’instant présent, tous ensemble du matin au soir. Ils mangent, dorment, vont aux champs… toujours ensemble. Cette communauté force l’admiration.

Propos recueillis par Françoise Payen

Communiqué de presse France 2 – 10 novembre 2014

Sep 202013
 

 

« Si aujourd’hui je fais ce métier c’est parce que des mecs comme Arthur ont montré qu’on pouvait partir de rien. Donc, big up. »

Mouloud Achour – Twitter @mouloudachour – Jeudi 19 septembre 2013

Sep 132013
 

A propos d’une éventuelle fusion entre Radio Ouï FM et Radio Le Mouv’ :

« On ne confie pas les clés de la Banque de France à Bonnie & Clyde ».

Jean-Luc Hesse – Président du groupe Radio France

« Les dirigeants de Radio France pensent que leur station est la Banque de France. Quand on voit ce qu’ils dépensent, 700 millions d’euros par an, on me traite de Bonnie & Clyde… Avant, on me traitait de voleur. Maintenant, je suis voleur et assassin puisque ces gens ont tué dans les années 30 pour braquer des banques »

Arthur – Le Buzz Tv Orange  Le Figaro – Vendredi 13 septembre 2013