Juil 072015
 

Interrogé sur la crise grecque, le président du groupe Les Républicains du Sénat, Bruno Retailleau, se dit sur publicsenat.fr en faveur d’une ligne mêlant « solidarité » et « responsabilité ».

« L’Europe c’est d’abord une solidarité, mais la solidarité c’est nécessairement la responsabilité. C’est aux Grecs de faire le choix. A partir du moment où le « non » l’a emporté il faut étudier une solution qui soit peut-être moins brutale que le grexit, c’est-à-dire une espèce de mise en congé de la Grèce qui resterait dans l’Union européenne, mais qui sortirait de la zone euro mais avec une sortie qui soit une sortie contrôlée. Une mise ne congé le temps que le pays fasse des efforts pour reconstruire son économie, pour recouvrer les impôts. (…) On ne peut pas demander au contribuable européen de financer ce qui ne marche pas en Grèce. Il faut que les réformes soient faites » affirme Bruno Retailleau.

« Il faut trouver une ligne de mise en congé, une ligne qui permette de montrer une solidarité et d’assumer une forme de responsabilité pour la Grèce », insiste Bruno Retailleau, qui précise son idée : « On peut avoir un euro-drachme par exemple, qu’on peut encadrer dans une sorte de serpent monétaire le temps que la Grèce puisse faire ses réformes. Car si c’est une sortie brutale, vous verrez des émeutes, un appauvrissement brutal ».

Bruno Retailleau reconnaît qu’« on devra passer par une restructuration de la dette grecque. (…) Aujourd’hui, la question de la restructuration peut se poser. Mais le pire serait une solution à la hollandaise, mi-chèvre mi-choux, (…) où on tirerait encore quelques bords, pour la synthèse. On ferait quelques mois de plus, on prêterait quelques mois de plus. Mais plus on prête et moins on aide la Grèce à réformer son économie ».

Retrouvez l’intégralité des déclarations de Bruno Retailleau dans une vidéo mise en ligne sur publicsenat.fr : ICI

Communiqué de presse – Public Sénat – 7 juillet 2015