Août 302017
 

Chronique cinéma : 120 battements minute

Walkmovie.info vous dévoile la chronique du film : 120 battements minute

Drame de Robin Campillo. Avec Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel, Antoine Reinartz, Felix Maritaud, Mehdi Touré, Aloïs Sauvage, Simon Bourgade, Catherine Vinatier, Coralie Russier. – 2h12 – Grand Prix du Jury Cannes 2017.

120 battements minutes de Robin Campillo sortie le 23 août 2017

Le sida s’est déclaré vers la fin des années 1970. La communauté homosexuelle est touchée en premier. Pendant une décennie on les montre du doigt, la prévention est au point mort. Les pouvoirs publics tardent à réagir pensant que le sida n’est qu’une affaire de PD. C’est dans ce contexte que l’association t Up décide d’agir d’une manière plus radicale ! Nathan fait partie des nouveaux à l’AG hebdomadaire de l’association. Il va ainsi faire la connaissance de Sean. Celui-ci lui avoue depuis qu’il est séropo, sa vie à complètement changé. Il vit à 120 battements minutes ! Combien de poche de faux sang faudra-t-il balancer dans les opérations militantes coup de poing pour être entendu, compris ?

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« 120 battements minutes » apporte une pierre à l’édifice de la lutte contre le sida, même si en 2017 beaucoup de jeunes pensent qu’on guérit du sida. Ce film retrace bien l’ADN de l’association d’Act Up : écorché vif à juste titre avec un penchant pour la radicalité. De nos jours, nous appellerons cela : faire le buzz ! Les débats des membres de l’association dans l’amphi sont sans aucun doute le plus intéressant du film, puisqu’il met à fleur de peau les stratégies militantes avec ces contradictions : Agir par une forme de violence contrôlée pour faire bouger les lignes. Ayant un peu fréquenté une association de lutte contre le sida lors de la publication de nouvelle policière « Si… d’aventure ! » fin 1995, je comprends mieux l’attitude d’Act Up par son côté communautarisme séropo. En tout cas, ce film permet cet éclairage, même si c’était une évidence à l’époque. Un angle de tir, une ligne éditoriale trempée dans la sueur et le sang de la conviction humaine, tel sont le credo associatif d’Act Up. Contrairement à ce que j’ai lu, le film n’a pas de longueur. Il est en définitive scindé en trois parties : le combat, l’amour, la maladie. La dernière partie est plus conventionnelle, voir prévisible sans doute pour émouvoir, verser sa petite larme. Le réalisateur à part contre peut évoquer la contamination des hétérosexuels qui étaient pourtant alarmants dans ces années-là. Les effets secondaires des traitements sont énoncés par de simples mots : diarrhée, vomissement. Il aurait selon moi été plus salutaire d’en faire une démonstration visuelle pour faire comprendre aux jeunes générations qu’avoir le sida en phase positive n’est pas une promenade de plaisir à avaler des médocs. L’opération « capote » sur l’Obélisque Place de la Concorde se réduit à un reportage d’un JT à la TV, quelle déception ! Réalisé le 1er décembre 1993 lors de la Journée Mondiale de lutte contre le sida, cette action militante est pourtant le symbole fort d’Act Up. Le film terminé, le générique défile sans musique pour plomber l’ambiance. Étant parti quelques secondes après, peut-être j’ai raté quelques choses durant le générique. Si c’est le cas, j’espère qu’en quelques lignes, ils ont listé les acquits d’Act Up après leurs différentes actions de terrain.

Le film « 120 battements minutes » récompensé à Cannes par Le Grand Prix du Jury 2017 est loin du sulfureux « Les Nuits Fauves ».

Phil Marso – 27 août 2017

Si… d’aventure ! – Phil Marso – Polar sur la prévention du sida – Éditions Megacom-ik

 

Août 302017
 

Chronique cinéma : Atomic Blonde

Walkmovie.info vous dévoile la chronique du film : Atomic Blonde

Film d’espionnage de David Leitch. Avec Chalize Theron, James McAvoy, Sofia Boutella, Toby Jones, Bill Skarsgard, John Goodman, Eddie Marsan, James Faulkner. 1h55 – Sortie le 16 août 2017.

Atomic Bonde de David Leitch. Avec Chalize Theron – sortie le 16 août 2017

1989, le mur de Berlin s’apprète à tomber ce qui inquiète tous les services d’espionnage. L’agent de la Stasi Spyglass détient une liste des deux camps de la guerre froide. Il veut passer à l’Ouest en échange de ces informations. KGB, CIA sont à cran. La couronne de la majesté envoie leur meilleur élément : Lorraine Broughton. Elle a pour contact David Percival qui connaît Berlin Est dans tous ces recoins. Son long séjour n’a-t-il pas fait de lui un agent retourné ?

L’accroche de ce film a été faite avec une comparaison de Jason Bourne. Oubliez ! Ici, on est dans l’univers fin des années 80’. Malgré une RDA intrusive envers sa population, la liberté de l’ouest est sous-jacente dans les bas-fonds de la ville berlinoise. Une B.O qui bastonne au même rythme que les scènes d’action musclées. Chalize Theron donne de sa personne, malgré sa plastique, elle se fait salement amochée. J’allais pourtant à reculons pour aller voir ce film, m’attendant à une « daube ». En définitive, je suis agréablement surpris car tous les ingrédients sont au rendez-vous. Une pointe d’humour à l’anglaise sans exagération est à l’honneur. Une dose de sensualité à souhait, parachève l’atmosphère de la RDA.  « Atomic Blonde » est un bon divertissement avec une chose essentielle dans les films d’espionnage : l’art de la manipulation !

Phil Marso – 30 août 2017

Août 112017
 

Cinéma à l’affiche !

Que Dios Nos Perdone

Polar thriller de Rodrigo Sorogoyen. Avec Antonio de La Torre, Roberto Alamo, Javier Pereira,  Luis Zahera, Raul Prieto, Maria Ballesteros, Maria de Nati, Teresa Lozano. 2h06 – Sortie le 9 août 2017.

Madrid, le Pape Benoît XVI doit venir pour la fête de la Jeunesse. Les Indignés grondent. La chaleur est caniculaire dans la capitale espagnole et forcément des femmes âgées meurt naturellement, isolée. Pourtant, le détective Velarde suspecte qu’un tueur en série est derrière un premier crime déguisé en un vol qui a mal tourné. Ses collègues au départ se moquent un peu de son intuition. Son handicap de bègue et introvertie fait de lui un être à part dans le commissariat. Son binôme Alfaro est tout le contraire : brutal ! Au point de s’être bagarré avec un collègue. La hiérarchie ne veut surtout pas ébruiter que les victimes ont subi un viol avant d’être sauvagement assassiné. Le criminel est-il la seule ordure à traîner dans Madrid ?

« Que Dios Nos Perdone » est un polar poisseux où l’âme humaine n’est pas en odeur de sainteté. Au fil de l’enquête, on découvre petit à petit les failles de chaque protagoniste. Ce film n’est pas s’en rappeler l’excellent «La Isla Minima » (2015) pour son ambiance et son traitement sociétal. « Le Caire Confidentiel » avait été la bonne surprise de l’été en matière de polar. « Que Dios Nos Perdone » est dans cette lignée à ne pas manquer !

Phil Marso – 11 août 2017

Nov 222015
 

Chronique critique Cinéma : Les Suffragettes

Film dramatique de Sarah Gavron. Avec Carey Mulligan, Helena Bonham Carter, Meryl Streep, Brendan Gleeson, Anne-Marie Duff, Ben Whishaw, Romola Garai, Finbar Lynch  – 1h46 – Sortie le 18 novembre 2015.

Au début du siècle dernier, l’Angleterre est un pays coupé en plusieurs classes sociales dont le monde ouvrier représente le fer de lance de la nation. Pourtant, une revendication gronde, mais irréaliste pour les hommes de la noblesse au prolétariat : le droit de vote des femmes. Elles se surnomment les « Suffragettes ». Elles manifestent pacifiquement et tente d’obtenir un amendement afin que la question soit posée au parlement britanique. Maud Watts ouvrière dans une blanchisserie depuis l’âge de 7 ans, mariée avec un enfant de bas âge prend conscience de cette injustice. Violet, embauchée depuis peu et activiste des Suffragettes tente de recruter Maud. Après des mots, faut-il passer à des actes enfreignant la loi ?

« Les Suffragettes » est un drame social historique, traité d’une manière classique. Mais qu’en serait-il autrement ? Carey Mulligan, incarne bien la mère de famille qui prend conscience petit à petit de l’implacable réalité du sacrifice pour faire avancer la cause des femmes. Sa fragilité maternelle aux yeux des hommes en fera une force avec justesse dans son interprétation. Ce film relate ce combat d’avant-garde à l’époque, sans sortir son kleness de circonstance. « Les Suffragettes » ont voté l’efficacité !

L’Angleterre adopte le droit de vote des femmes en 1928, la Turquie en 1934. Quant à la France se proclamant « liberté, égalité, fraternité », il faudra attendre 1944. Les femmes d’Arabie Saoudite voteront pour la première fois le 12 décembre 2015.

Phil Marso – 22 novembre 2015 – Walkmovie.info

 

Nov 202015
 

Chronique Cinéma : Ange & Gabrielle

Ange & Gabrielle - Cinéma - Sortie le 11 novembre 2015

Film comédie d’Anne Giafferi. Avec Patrick Bruel, Isabelle Carré, Alice de Lencquesaing, Thomas Soliveres, Carole Franck, Laurent Stocker – 1h31 – Sortie le 11 novembre 2015.

Ange est un homme d’affaires comblé. C’est un grand séducteur, il passe de conquête en histoires éphémères tel un célibataire en liberté de mouvement. Jusqu’au jour où il voit débouler Gabrielle. Une mère seule dans la vie exceptée sa fille de 17 ans, Claire. La jeune femme est enceinte de Simon. Celui-ci serait le fils caché d’Ange. Gabrielle demande à Ange de convaincre Simon de reconnaître le futur enfant. Ange va-t-il se défiler face à ce harcèlement peu commun ?

« Ange & Gabrielle » est une comédie légère sur le thème de la paternité. Isabelle Carré est énergique et pétillante face à Patrick Bruel tout en justesse. On regrette néanmoins que les personnages secondaires n’aient pas été assez étoffé pour susciter plus d’intrigues, de situations drôles. Ce film reste néanmoins un bon moment de détente salutaire dans le contexte actuel.

Phil Marso – 20 novembre 2015

Source : Walkmovie.info