Août 112017
 

Cinéma à l’affiche !

Que Dios Nos Perdone

Polar thriller de Rodrigo Sorogoyen. Avec Antonio de La Torre, Roberto Alamo, Javier Pereira,  Luis Zahera, Raul Prieto, Maria Ballesteros, Maria de Nati, Teresa Lozano. 2h06 – Sortie le 9 août 2017.

Madrid, le Pape Benoît XVI doit venir pour la fête de la Jeunesse. Les Indignés grondent. La chaleur est caniculaire dans la capitale espagnole et forcément des femmes âgées meurt naturellement, isolée. Pourtant, le détective Velarde suspecte qu’un tueur en série est derrière un premier crime déguisé en un vol qui a mal tourné. Ses collègues au départ se moquent un peu de son intuition. Son handicap de bègue et introvertie fait de lui un être à part dans le commissariat. Son binôme Alfaro est tout le contraire : brutal ! Au point de s’être bagarré avec un collègue. La hiérarchie ne veut surtout pas ébruiter que les victimes ont subi un viol avant d’être sauvagement assassiné. Le criminel est-il la seule ordure à traîner dans Madrid ?

« Que Dios Nos Perdone » est un polar poisseux où l’âme humaine n’est pas en odeur de sainteté. Au fil de l’enquête, on découvre petit à petit les failles de chaque protagoniste. Ce film n’est pas s’en rappeler l’excellent «La Isla Minima » (2015) pour son ambiance et son traitement sociétal. « Le Caire Confidentiel » avait été la bonne surprise de l’été en matière de polar. « Que Dios Nos Perdone » est dans cette lignée à ne pas manquer !

Phil Marso – 11 août 2017

Nov 222015
 

Chronique critique Cinéma : Les Suffragettes

Film dramatique de Sarah Gavron. Avec Carey Mulligan, Helena Bonham Carter, Meryl Streep, Brendan Gleeson, Anne-Marie Duff, Ben Whishaw, Romola Garai, Finbar Lynch  – 1h46 – Sortie le 18 novembre 2015.

Au début du siècle dernier, l’Angleterre est un pays coupé en plusieurs classes sociales dont le monde ouvrier représente le fer de lance de la nation. Pourtant, une revendication gronde, mais irréaliste pour les hommes de la noblesse au prolétariat : le droit de vote des femmes. Elles se surnomment les « Suffragettes ». Elles manifestent pacifiquement et tente d’obtenir un amendement afin que la question soit posée au parlement britanique. Maud Watts ouvrière dans une blanchisserie depuis l’âge de 7 ans, mariée avec un enfant de bas âge prend conscience de cette injustice. Violet, embauchée depuis peu et activiste des Suffragettes tente de recruter Maud. Après des mots, faut-il passer à des actes enfreignant la loi ?

« Les Suffragettes » est un drame social historique, traité d’une manière classique. Mais qu’en serait-il autrement ? Carey Mulligan, incarne bien la mère de famille qui prend conscience petit à petit de l’implacable réalité du sacrifice pour faire avancer la cause des femmes. Sa fragilité maternelle aux yeux des hommes en fera une force avec justesse dans son interprétation. Ce film relate ce combat d’avant-garde à l’époque, sans sortir son kleness de circonstance. « Les Suffragettes » ont voté l’efficacité !

L’Angleterre adopte le droit de vote des femmes en 1928, la Turquie en 1934. Quant à la France se proclamant « liberté, égalité, fraternité », il faudra attendre 1944. Les femmes d’Arabie Saoudite voteront pour la première fois le 12 décembre 2015.

Phil Marso – 22 novembre 2015 – Walkmovie.info

 

Nov 202015
 

Chronique Cinéma : Ange & Gabrielle

Ange & Gabrielle - Cinéma - Sortie le 11 novembre 2015

Film comédie d’Anne Giafferi. Avec Patrick Bruel, Isabelle Carré, Alice de Lencquesaing, Thomas Soliveres, Carole Franck, Laurent Stocker – 1h31 – Sortie le 11 novembre 2015.

Ange est un homme d’affaires comblé. C’est un grand séducteur, il passe de conquête en histoires éphémères tel un célibataire en liberté de mouvement. Jusqu’au jour où il voit débouler Gabrielle. Une mère seule dans la vie exceptée sa fille de 17 ans, Claire. La jeune femme est enceinte de Simon. Celui-ci serait le fils caché d’Ange. Gabrielle demande à Ange de convaincre Simon de reconnaître le futur enfant. Ange va-t-il se défiler face à ce harcèlement peu commun ?

« Ange & Gabrielle » est une comédie légère sur le thème de la paternité. Isabelle Carré est énergique et pétillante face à Patrick Bruel tout en justesse. On regrette néanmoins que les personnages secondaires n’aient pas été assez étoffé pour susciter plus d’intrigues, de situations drôles. Ce film reste néanmoins un bon moment de détente salutaire dans le contexte actuel.

Phil Marso – 20 novembre 2015

Source : Walkmovie.info