Fév 222015
 

Programme TV – Faites entrer l’accusé : André Bamberski : promesse à Kalinka

Dimanche 22 février 2015 – France 2 – 22h40

Magazine de société. Présenté par Frédérique Lantieri. Préparé par Isabelle Clairac. Réalisé par Bernard Faroux. Proposé par Christian Gerin. Produit par 17 Juin Media.

André Bamberski : promesse à Kalinka
 
Un document d’Anne Gautier.
Kalinka. Pendant plus de trente ans, ce prénom a hanté les pages « justice » des journaux français et allemands. Parce que cette affaire criminelle est un combat extraordinaire. Celui d’un père, André Bamberski. Des années durant, cet homme a traqué, lui même, celui qu’il pensait être le meurtrier de sa fille : le très respecté docteur Krombach, le beau-père de Kalinka. Quand l’adolescente a été retrouvée morte dans son lit, dans la maison du nouveau mari de sa mère, en Allemagne, le 10 juillet 1982, rien ne permettait de comprendre son décès brutal. À 15 ans, Kalinka était sportive et en bonne santé. Le docteur. Dieter Krombach a bien tenté de réanimer la petite, pensant qu’il s’agissait d’une insolation. Mais ses explications confuses et surtout les soins tardifs que ce cardiologue, pourtant compétent, a porté dans la matinée sur un cadavre, ont intrigué !

C’est André Bamberski qui s’est lancé le premier à la recherche de la vérité. À la lecture des rapports d’expertises, ses doutes se sont alors mués en certitude : sa fille n’avait pas succombé à une mort naturelle. Les légistes ont, en effet, établi que Kalinka s’était étouffée durant la nuit lors d’une régurgitation. Ils ont noté la présence d’un point de piqûre sur le bras de l’adolescente, des traces de somnifère dans son sang et une substance blanchâtre dans ses organes génitaux.

Interrogé au sujet du point de piqûre, Dieter Krombach s’est justifié en indiquant qu’il avait fait une injection de fer à sa belle-fille pour qu’elle bronze plus vite… Avant de se contredire, sur l’heure de cette piqure, ou celle de la prise du somnifère…
Des mensonges que la justice allemande n’a cependant pas relevés puisqu’elle a fini par classer l’affaire. Persuadé que le docteur Krombach avait violé et tué sa fille, le père de Kalinka a alors porté plainte en France pour « homicide volontaire ».

Las ! L’homme, condamné à Paris par contumace, s’est retranché dans son pays. Et la justice française s’est révélée incapable de l’en déloger !

Même quand les vieux démons du « bon » docteur Kromback ont fini par surgir au grand jour, et que de jeunes patientes se sont plaintes des violences sexuelles qu’il leur avait imposées. Les années ont passé.

Mais André Bamberski l’avait juré sur la tombe de sa fille : il n’abandonnerait pas le combat. C’est ainsi, qu’un soir d’octobre 2009, Dieter Krombach s’est fait enlever devant chez lui, en Allemagne, pour se retrouver ficelé dans une rue de Mulhouse. À la merci de la police et de la justice françaises.
Communiqué de presse France 2 – 3 février 2015