Mai 192015
 

L’électrosensibilité fait son entrée dans le dictionnaire Larousse

Ce lundi, le vénérable dictionnaire Larousse dévoile les 150 nouveaux mots de son édition 2016, parmi eux : l’électrosensibilité, avec cette définition :

« ensemble des troubles physiques dus, selon la description des personnes atteintes, à une sensibilité excessive aux ondes et aux champs électromagnétiques ambiants ».

Pour Sophie Pelletier, porte-parole d’Electrosensibles de France / Priartem, c’est un symbole extrêmement fort : « Après son entrée en janvier dernier dans la loi Abeille sur la sobriété en matière d’ondes, le terme électrosensibilité est maintenant validé par une référence de la langue française. Cette définition, simple, consacre la réalité somatique des troubles tout en évitant habilement l’ornière de la controverse sur leur origine ».

Rappelons que les chiffres les plus récents concernant cette affection la consacre comme un véritable problème de santé publique : dans les années 90, en Californie, 5 personnes pour 1000 avaient déclaré avoir dû changer de travail pour cause d’électrosensibilité et 17% des employés d’une firme multinationale de télécommunications suédoise en étaient affectés ; une fourchette de 8 – 10 % de la population, atteinte à des degrés divers, est admise aujourd’hui concernant l’Allemagne ; la France ne dispose toujours d’aucun chiffre officiel, malgré nos demandes.

Pour Sophie Pelletier, cette définition est globalement satisfaisante dans l’état actuel de la controverse mais elle doit pouvoir évoluer avec l’avancée des connaissances car si aujourd’hui on en connaît très peu sur l’électrosensibilité elle-même, de plus en plus d’études apportent des éclairages sur l’impact des ondes sur l’organisme et sur la variabilité des réactions individuelles à ces agressions environnementales : « Aujourd’hui, on ne connaît quasiment rien sur les mécanismes produisant cette perte de tolérance aux ondes et si plusieurs méthodes diagnostic existent, aucune ne fait référence au niveau académique. Malheureusement, la Haute Autorité de Santé se refuse toujours à se pencher sur cette maladie environnementale émergente. L’ANSES, quant à elle, doit remettre un rapport et nous espérons que certaines données fondamentales concernant les effets biologiques des ondes, notamment sur le cerveau, pourront être mises en lumière. Après cette entrée dans le dictionnaire, nous attendons avec impatience que l’électrosensibilité fasse un jour son entrée dans le Larousse médical ! ».

Communiqué de presse Priartem – 19 mai 2015