Déc 302015
 

LES 16e JOURNÉES MONDIALES SANS TÉLÉPHONE PORTABLE & SMARTPHONE : 6, 7, 8 février 2016

« Se déconnecter de l’insécurité !  » 6, 7, 8 février 2016

La 16ème campagne des  Journées Mondiales sans téléphone portable & Smartphone des 6, 7, 8 février 2016 a pour thème « L’insécurité »

Si l’avènement du téléphone portable a bouleversé notre mode de communication dans la société et modifié durablement le relationnel sur le plan privé et professionnel pour le meilleur et pour le pire, aujourd’hui, la mutation technologique des Smartphones engendre davantage d’insécurité auprès de l’usager.

Cette 16ème édition propose quatre thèmes de réflexion :

 – Le vol avec violence des Smartphones dans les transports en commun fait monter les chiffres de la délinquance.

– Le Smartphone, objet de convoitise du piratage par simple SMS insécurise vos données bancaires, votre vie privée.

– Le Smartphone terrain de jeu du chantage avec le phénomène sex-tape.

– Le Smartphone et ses réseaux sociaux : une porte ouverte pour les cambriolages ?

À noter que Phil Marso n’a jamais proposé de couper son Smartphone pendant ces trois jours des 6, 7, 8 février. Ce rendez-vous annuel est le prétexte à un débat de réflexion autour de cet outil de communication.

Trente-deux questions liées à ce rendez-vous citoyen sont proposées aux enseignants qui souhaitent partager cette discussion avec leurs élèves

http://mobilou.info/debat.htm

Deux affiches pour illustrer cette 16ème édition sont téléchargeables sur le site officiel : Mobilou.info.

http://mobilou.info/affiche000.htm

Phil Marso, écrivain de polars est l’instigateur de ces Journées Mondiales sans téléphone portable depuis 2001. Chaque année il lance cet appel citoyen et invite à réaliser ces échanges de réflexion dans les établissements scolaires, en particulier.

Nous invitons les médias à profiter de ces trois jours pour lancer ce thème de réflexion : l’insécurité des Smartphone.

Contact presse : philmarso@gmail.com

Communiqué de presse – 30 décembre 2015

 

 

Déc 012015
 

Jean-Luc Mélanchon : les limites de l’État d’urgence ?

L’état d’urgence, c’était donc bien ça : un instrument de plus pour criminaliser les mouvements sociaux ! Les perquisitions, les mises en résidence surveillée et la pluie d’interdictions de manifester tombent drues. Il y avait déjà deux jours que la lutte contre le terrorisme battait son plein avec des lettres de cachet assignant à résidence toutes sortes de militants écologistes.

En fait, les dirigeants PS veulent s’approprier les symboles de l’ordre contre « la chienlit ». Rien de plus. Il faut donc du spectacle. Le résultat était facile à prévoir. Lorsqu’il y a un risque d’abus de pouvoir, il finit toujours par se commettre. Du haut en bas de la chaîne des responsabilités, la gesticulation ostentatoire entre en scène. Avec des débordements absurdes comme ces portes ouvertes enfoncées dans un restaurant parisien. Au point que le ministre de l’Intérieur s’est senti obligé d’envoyer une circulaire de rappel à l’exemplarité qui, dans n’importe quelle autre circonstance, aurait paru insultante pour les fonctionnaires concernés !

L’intention est claire quand on lit le sobre résumé du préfet du Rhône: « Toutes les manifestations sur la voie publique à caractère revendicatif ou protestataire sont interdites. Les manifestations sportives, récréatives ou culturelles ne sont pas visées par l’interdiction… ». Si l’on veut bien y réfléchir un instant, c’est stupéfiant. Car les attentats n’ont pas eu lieu dans un rassemblement protestataire mais dans une « manifestation sportive » au Stade de France, une circonstance « récréative », les bistrots du canal Saint-Martin, et une soirée « culturelle », le Bataclan. Quelle logique conduit donc à en déduire l’urgence d’une perquisition chez des agriculteurs bio ? Et la mise en résidence surveillée de l’avocat des marcheurs de la COP 21 ?

L’ardoise est sévère. Le jour de la marche mondiale pour le climat, les terroristes ont vu leur victoire politique à Paris. Seule capitale du monde où tout rassemblement était interdit « pour-ne-pas-disperser-les-forces-qui-doivent-se-consacrer-à-la-lutte-contre-le-terrorisme ». En fait, on a vite vu que rien n’est jamais si bon qu’une jolie baston entre « casseurs » et « forces de l’ordre » pour donner au journal de 20 heures les images dont il peut se régaler. En toute objectivité, bien sûr : cinq secondes pour montrer des personnes qui jettent des projectiles, cinq secondes pour montrer des CRS qui tirent des lacrymos ! Tout pouvoir raffole de ces images pour montrer au peuple comme sa poigne est ferme.

Comme tout cela était plus que prévisible, je n’étais pas du tout favorable à ce rassemblement dont je pressentais qu’il serait mis à contribution pour produire de telles images. J’estimais que la chaîne humaine était une action convaincante et digne, suffisante et adaptée dans l’état du rapport de forces et de mentalités actuel. Mais telle est notre gauche : chacun fait ce qui lui semble bon sans tenir aucun compte de rien ni de personne, ni de l’expérience, ni de la capacité à convaincre le grand nombre. Puis tout le monde paye ensuite le prix des images pourries et des interpellations de militants. Après quoi des personnes de bonne foi, simples partisans écologistes, n’ayant rien fait d’autre que de se faire enfermer dans la souricière de la place de la République, se sont retrouvées prises dans un record de gardes à vue en temps de paix : 317 personnes. Elles ont donc dorénavant un signalement à l’anti-terrorisme. Merci qui ?

Jean-Luc Mélanchon – Lundi 30 novembre 2015

Nov 272015
 

Programme TV -La politique c’est net : État d’urgence, la liberté menacée ?

Vendredi 27 novembre 2015 – Public Sénat – 18h30

Présentée par Caroline Deschamps, vendredi 27/11 à 19h15 #LPCN

‘« État d’urgence, la liberté menacée ? »

2 semaines après les terribles attentats de Paris et alors que la France rend hommage aux victimes, l’état d’urgence prorogé jusqu’en février à la quasi-unanimité des parlementaires produit ses effets et ses dérives : plus de 1200 perquisitions, 140 gardes à vues, 266 assignations à résidence, 165 interpellations, des manifestations interdites…Des députés qui souhaitaient encadrer la presse, internet et les médias sociaux facteurs de radicalisation des jeunes, pointés du doigt.

La lutte contre le terrorisme justifient aux yeux des politiques l’encadrement des libertés publiques et la surveillance du net…
Sécurité versus libertés : le débat se trouve relancé !

Caroline Deschamps reçoit :
Olivier Tesquet, journaliste à Télérama
Laurent Borredon, journaliste au Monde, chargé des questions de sécurité
A revoir mercredi 2/12 à 19h15.

#LPCN en replay sur publicsenat.fr

Nov 202015
 
État d’urgence : Amendement N°57 liberticide adopté pour museler l’expression internet !
ASSEMBLÉE NATIONALE
19 novembre 2015

PROROGATION DE L’ÉTAT D’URGENCE – (N° 3237)

Commission
 
Gouvernement
 
Adopté

AMENDEMENT N°57 (Rect)

présenté par

M. Jean-Christophe Lagarde, M. Philippe Vigier, M. Benoit, M. de Courson, M. Degallaix, M. Demilly, M. Favennec, M. Folliot, M. Fromantin, M. Gomes, M. Meyer Habib, M. Hillmeyer, M. Jégo, Mme Sonia Lagarde, M. Maurice Leroy, M. Morin, M. Pancher, M. Piron, M. Reynier, M. Richard, M. Rochebloine, Mme Sage, M. Salles, M. Santini, M. Sauvadet, M. Tahuaitu, M. Tuaiva, M. Vercamer, M. Villain et M. Zumkeller

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ARTICLE 4

Après l’alinéa 31, insérer l’alinéa suivant :

« II. – Le ministre de l’intérieur peut prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Le projet de loi supprime la disposition de la loi du 3 avril 1955 qui permet d’habiliter les autorités administratives à prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales. Cet amendement prévoit de rétablir partiellement cette disposition, afin qu’elle s’applique aux sites internet et réseaux sociaux.

Source : Assemblée nationale – 19 novembre 2015

Nov 192015
 

Noël Mamère : contre la prolongation de l’état d’urgence !

« Je voterai contre la prolongation. Autant j’étais d’accord et je comprenais l’état d’urgence décrété dans la foulée des attentats du 13 novembre, autant je suis dubitatif sur la prolongation de trois mois qui interdit tout contrôle du Parlement et porte atteinte aux libertés individuelles et collectives. Elle empêchera notamment la participation de la société civile à la COP21, le sommet mondial sur le climat, qui va se limiter aux négociations de chefs d’Etats comme nous le craignions. C’est une atteinte à la liberté d’expression. Il y a déjà eu plusieurs lois antiterroristes votées, elles ont mis en œuvre des dispositifs d’exception qui permettent à l’appareil judiciaire et à la police de faire son travail. La loi de renseignement était déjà une atteinte aux libertés.

Je n’ai pas envie de donner un blanc-seing à l’exécutif. Je préfère le pacte démocratique au pacte de sécurité. Nous assistons à une surenchère sécuritaire entre gauche et droite. Et au recyclage de la camelote de la droite, comme avec la déchéance de la nationalité que celle-ci avait proposée, et que la gauche avait rejetée avant de la recycler aujourd’hui !

On ne peut pas se permettre, pour des raisons politiciennes, pour piéger la droite, de toucher à notre droit fondamental !

Difficile de garder la tête froide dans une période d’émotion. Mais quand on touche aux libertés fondamentales, on ne le fait qu’à froid. On reprochait justement à Nicolas Sarkozy d’agir dans la précipitation. Regardez ce qui s’est passé ailleurs : la Tunisie a levé l’état d’urgence après les récents attentats. L’Espagne, elle, n’avait pas décrété d’état d’urgence après les attentats de Madrid… »

Noël Mamère – Assemblée Nationale – 19 novembre 2015

Nov 172015
 

Communiqué de presse NPA : l’État d’urgence permanent ?

Hollande vient de terminer son discours  devant le congrès réunit en urgence après les attentats de vendredi soir à Paris et Saint-Denis. Pendant 45 minutes, il a développé une politique du tout sécuritaire, de restrictions des droits démocratiques et de va-t-en-guerre. Il propose  ainsi de prolonger et d’amplifier ce qui n’a pas marché. En proposant par exemple une coalition avec Obama et Poutine pour amplifier les bombardements en Syrie.

Dans le même temps au niveau national, il propose de prolonger et d’amplifier, l’état d’urgence durant trois mois puis de le normaliser et de le banaliser en proposant une révision de la Constitution. Reprenant à son compte, dans l’esprit de l’union nationale, les propositions de la droite et de l’extrême droite, il propose la déchéance de nationalité, des expulsions plus rapides et plus expéditives et enfin sous couvert de légitime défense, il banalise le libre usage des armes par la police. Il amplifie le tout sécuritaire avec le recrutement de 5000 policiers et gendarmes en deux ans, et propose la mise en place d’une garde nationale de réservistes.

Aucune de ces mesures ne seront efficaces pour lutter contre l’embrigadement de jeunes par Daech parce qu’elles font l’impasse sur la responsabilité de l’impérialisme notamment français, parce qu’elles tournent le dos à toute politique sociale notamment dans les quartiers populaires.

A l’inverse, la lutte contre le racisme et les discriminations, la solidarité, l’égalité sociale doivent se manifester massivement ; L’Etat d’urgence vise aussi à empêcher cela et il doit être levé.

Montreuil, le 16 novembre 2015