Août 232015
 

Programme TV – Faites entrer l’accusé : Henri Pacchioni, pour les yeux d’Émilie

Dimanche 23 août 2015 – France 2 – 22h30

Magazine. Présenté par Frédérique Lantieri. Préparé par Isabelle Clairac. Réalisé par Bernard Faroux. Proposé par Christian Gerin. Produit par 17 Juin Media.

Henri Pacchioni. De Marseille. Un accent à couper au couteau, une faconde toute provençale, les épaules d’un plongeur émérite et des yeux bleus comme la mer ! A l’entendre, il n’a eu qu’un amour dans la vie : sa fille, Emilie. Une enfant handicapée mentale, dont il s’est toujours occupé avec passion. A l’entendre, c’est la mère de la petite, Michèle Moriame, qui a « fauté » ; en le trompant, en le griffant, et pire, en négligeant leur fille. Mais, de là à tuer son ex-femme, non !

Si on n’a jamais retrouvé Michèle, c’est sûrement parce qu’elle est partie ou qu’il lui est arrivé malheur quelque part… Et si un jour, Henri Pacchioni a avoué au juge qu’il l’avait tuée, c’était une « galéjade » ! La preuve : il s’est immolé dans sa cellule pour tenter de le convaincre finalement de son innocence. Mais la justice est restée de marbre.… Elle a refusé de se laisser aveugler par l’amour paternel débordant d’Henri Pacchioni.

La mère de Michèle Moriame a signalé sa disparition au commissariat de Marignane, le 29 mai 1989. Elle était sans nouvelles d’elle depuis deux mois. Les collègues de sa fille, ses amis, n’en avaient pas non plus. Et plus grave, la fleuriste qui était sur le point de vendre sa boutique à Michèle l’attendait encore… Tout comme Paul, son nouvel amoureux. Alors certes, sa fille avait 32 ans, mais elle en est sûre : elle ne serait jamais partie alors qu’elle était sur le point de refaire sa vie. Et elle n’aurait surtout pas abandonné Emilie, sa petite fille de 5 ans. Les policiers, qui trouvent aussi cette disparition inquiétante, se rendent chez Michèle Moriame. Ils y rencontrent son ex-conjoint, Henri Pacchioni. Le père d’Emilie n’a pas de nouvelles non plus. Il explique que Michèle était assez volage, et surtout pas à une fugue près. Du reste, l’appartement est vide. Elle a emporté quasiment tous ses meubles, et ses vêtements. Il dit aussi qu’avec elle, la vie était impossible !

Dans le quartier, on la surnommait « Pomponnette », parce qu’elle sortait beaucoup quand il était en mission, pour la Comex, une société de travaux sous-marins. Et puis, Michèle était dure avec Emilie. Elle l’abreuvait de médicaments pour la faire tenir tranquille, et elle l’avait « placée » dans un centre de handicapés mentaux. Alors, explique Henri, depuis quelques temps, ils cohabitaient pour la petite, mais il n’y avait plus rien entre eux. Et il ne sait pas où est passée Michèle. Les policiers poursuivent tout de même leur enquête. Des voisins leur apprennent qu’ils ont entendu une femme crier la nuit où Michèle Moriame a disparu. Le lendemain, des témoins ont remarqué des traces de griffure sur le visage d’Henri Pacchioni. L’homme explique qu’il était tombé en cueillant des asperges sauvages. Mais son explication ne satisfait pas les policiers. Ils savent que Michèle Moriame avait déposé plainte contre son compagnon. Henri Pacchioni l’avait frappée. Un jour il l’a poussée dans une baignoire d’eau chaude. Une autre fois, il l’a conduite dans une carrière pour la menacer avec une arme.

A 32 ans, Michèle Moriame avait déjà rédigé son testament ; elle disait à sa mère qu’elle avait peur d’Henri. En garde à vue, Pacchioni ne lâche rien. Mais devant le juge, il finit par craquer. Il avoue qu’il a flanqué une gifle à Michèle parce qu’elle frappait la petite. Une gifle magistrale qui l’a fait tomber. Sa tête a heurté le lit. Elle est morte. Ensuite, Henri s’est affolé. Il avait peur qu’on lui retire la petite. Il a enveloppé le corps de Michèle, et l’a jeté dans le canal de Martigues. Le juge lance des recherches, mais le cadavre reste introuvable. Pacchioni, poursuivi pour homicide involontaire, reste en prison. Et comme il souffre de ne plus voir sa fille chérie, il revient sur ses aveux. Pour mieux convaincre le juge de le libérer, il tente même de se suicider.

En attendant son procès, l’accusé est hospitalisé au centre de rééducation d’Hyères, pour y soigner ses brûlures. Mais il s’en échappe. Henri Pacchioni prend la fuite avec sa fille. Après la Sardaigne, il gagne le Brésil, puis l’Afrique. Sa cavale dure quatre ans !

Le procès d’Henri Pacchioni s’ouvre finalement le 2 octobre 1996, devant la cour d’Assises d’Aix-en-Provence. Henri Pacchioni qui n’a rien perdu de son bagout, tente alors d’expliquer que Michèle a été victime d’un complot, orchestré par d’anciens amants. Mais plus personne ne le croit. Il prend 12 ans de prison. Quant au corps de Michèle Moriame, il n’a jamais été retrouvé…

Intervenants :

Henri Pacchioni ; dr Christian Jullier, expert psychiatre ; Etienne Ceccaldi, avocat général, TGI d’Aix-en-Provence ; capitaine Joseph Lorello, commissariat de Marignane ; me Mireille Rodet, avocate d’Henri Pacchioni ; me Jean-Louis Keïta, avocat d’Henri Pacchioni ; Josée La Vigna, amie de Michèle Moriamé ; Daniel Boudot, chef de chantier à la Comex ; me Alain Molla, Avocat de la famille Moriamé ; me Eliane Keramidas, avocate d’Henri Pacchioni ; Serge Mackowiak, juge d’instruction, TGI d’Aix-en-Provence ; Christine Kondozopulo, expert psychologue ; Denis Trossero, chef du service justice-faits divers, La Provence ; Roger-Louis Bianchini, journaliste-écrivain ; lieutenant Gérard Fortunato, brigade de recherches départementale de Marseille ; Dominique Rizet, journaliste.

Communiqué de presse France 2 – 4 août 2015

Avr 262015
 

Faites entrer l’accusé – Antonio Ferrara, la grande évasion

Dimanche 26 avril 2015 – France 2 – 23h45

Magazine de société. Présenté par Frédérique Lantieri. Préparé par Isabelle Clairac. Réalisé par Bernard Faroux. Proposé par Christian Gerin. Produit par 17 Juin Media.

Un document d’Ionut Teianu.

Antonio Ferrara : blagueur, séducteur… Du haut de ses 1,65 m, l’homme a su séduire les chefs du grand banditisme. Parce qu’on lui prêtait des attaques de fourgon spectaculaires et des qualités d’artificier hors pair, ce délinquant de banlieue a aussi mis les plus grands flics de France à ses trousses.

Pour lui, une douzaine d’hommes a pris d’assaut la prison de Fresnes, l’une des plus sûres du pays ! Il a fallu huit ans, et pas moins de vingt procès pour juger Antonio Ferrara, celui qu’on appelait Nino. Il est 4 heures du matin, le 12 mars 2003, quand la prison de Fresnes entre dans l’histoire pénitentiaire. Ses miradors sont pris d’assaut à l’arme de guerre, une série d’explosions ébranle tout le quartier… Du jamais vu pour une évasion… Car sous les balles qui fusent, un détenu se fait la belle : Antonio Ferrara, braqueur multirécidiviste fiché au grand banditisme.
Offensée, la chancellerie jure de retrouver ceux qui l’ont défiée par cette attaque spectaculaire. Elle confie l’enquête aux policiers de la BRB et de l’Office central du banditisme.

Et c’est Ferrara lui-même qui offre aux enquêteurs leur premier indice. Sans doute « sonné » par l’explosion qui lui a permis de faire sauter les barreaux de sa cellule, l’homme a oublié derrière lui son téléphone portable. Un téléphone qui enregistre « accidentellement » une conversation entre le fuyard et l’un de ses complices. Les deux hommes y parlent de Karim Achoui, l’avocat de Ferrara.
Les policiers le soupçonnent d’avoir facilité l’évasion de son client en demandant un parloir vingt-quatre heures avant l’attaque de la prison. Après cette visite, le détenu a en effet refusé de regagner sa cellule ; il a donc été transféré au quartier disciplinaire, d’où il est plus facile de rejoindre la sortie.

En l’occurrence la porte des livraisons qui a été découpée à l’explosif ! Pour libérer un homme d’à peine 30 ans, le milieu a ainsi déployé des moyens sans précédents : des complicités à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de la prison, un commando d’une douzaine d’homme surarmés, des explosifs… La police est d’autant plus déterminée à remettre la main sur le petit « Nino », et à coincer tous ceux qui l’ont aidé, cela fait des années qu’Antonio Ferrara les nargue. A 22 ans déjà, il échappe à une descente de gendarmes à la cité Gabriel de Choisy-le-Roi où le trafic de drogue prend de l’ampleur. Et très vite, le petit délinquant de banlieue fait parler de lui : en à peine deux ans, il est recherché pour une tentative de meurtre et un braquage de banque.

En avril 1997, une équipe de la PJ le repère place d’Italie à Paris. Elle l’interpelle alors qu’il attend une amie, une rose à la main ! L’homme est écroué à la prison de Fleury-Mérogis, où il se tient à carreau, tout en liant connaissance avec des gars du milieu. Tout le monde le croit à la préparation de son procès, mais le 7 août 1998, Ferrara prétexte une douleur au pied pour se faire hospitaliser. Là, trois hommes armés et cagoulés surgissent dans la salle d’attente, aspergent les gardiens de gaz lacrymogène, et libèrent le détenu. Peu de temps après, une vague de braquages déferle sur le pays.

Le onzième de l’année 2000 est particulièrement sanglant. Il a lieu à Nanterre, le 5 mai. Un convoyeur de fonds est tué, un autre grièvement blessé. L’attaque déclenche une série de manifestations et un mouvement de grève sans précédent chez les convoyeurs. Les distributeurs automatiques se vident. La pression monte au ministère de l’Intérieur. Les policiers activent leurs réseaux jusqu’à ce qu’un nom sorte : Antonio Ferrara. Un nom qui réapparaît quelques mois plus tard, lors d’un autre braquage de fourgon, porte de Gentilly à Paris. Les policiers le soupçonnent de jouer l’artificier. Mais une fois encore, Ferrara leur échappe.

Un an plus tard, en novembre 2001, c’est à Toulouse que les policiers recroisent son nom après une nouvelle attaque de fourgon. Cette fois, le braquage tourne court. La bande s’évapore, mais grâce à la téléphonie, les policiers identifient tous ceux qui ont du monter le coup. L’étau se resserre… La cavale n’est pourtant pas terminée. Ce n’est qu’en juillet 2002, qu’ils parviennent à mettre la main sur Ferrara. En garde à vue, le voyou se montre grand seigneur. Il reconnaît qu’il a fait courir les policiers et partage, en plaisantant, une pizza avec les hommes qui l’ont coffré. Avec son avocat, il « cause » voiture … Mais sur les faits qu’on lui reproche, il serre les dents. Il ne lâche rien ! Antonio Ferrara est alors incarcéré à la Santé, avant d’être transféré à Fresnes.

Jusqu’à ce que le 12 mars 2003, Nino signe sa plus spectaculaire évasion. La cavale sera courte. Les policiers de l’OCRB l’arrêtent quatre mois plus tard. Cette fois, l’arme à la main. Après huit ans de procédure, Ferrara affronte donc ses juges. Son procès pour l’évasion de Fresnes s’ouvre le 2 octobre 2008 devant la cour d’assises de Paris. Les dix semaines d’audience restent marquées par sa répartie, ses numéros de charme et surtout, une bagarre générale, après laquelle l’accusé et certains de ses complices refusent de revenir dans le box.

Le 15 décembre 2008, le verdict tombe : Ferrara écope de dix-sept ans de prison. Son ancien avocat, Karim Achoui, est reconnu coupable et condamné à sept ans de réclusion avant d’être acquitté en appel. Antonio Ferrara voit, quant à lui, sa peine réduite à onze ans. Mais d’autres audiences l’attendent, pour une dizaine d’autres affaires. Au final, l’homme, à qui l’on a prêté de grands talents d’artificier, ne sera jamais condamné pour une attaque de fourgon.
Communiqué de presse France 2 – 30 mars 2015
Avr 122015
 

Programme TV – Faites entrer l’accusé : La Métamorphose de Christine Constantien

Dimanche 11 avril 2015 – France 2 – 22h50

Magazine de société. Présenté par Frédérique Lantieri. Préparé par Isabelle Clairac. Réalisé par Bernard Faroux. Proposé par Christian Gerin. Produit par 17 Juin Media.

La Métamorphose de Christine Constantien.

Réalisé par Agnès Hubschman.

Lorsque Patrick Constantien a été assommé et égorgé, le 18 novembre 2008, sur son canapé, les enquêteurs ont vite soupçonné son épouse, Christine. Certes, l’homme avait reçu de nombreuses lettres de menaces et il avait failli périr brûlé vif, dans sa tente de camping, lors d’une partie de pêche…

Mais les enquêteurs n’ont jamais cru que ce petit bonhomme d’un mètre soixante, jardinier municipal à Amneville, avait pu s’attirer l’animosité de quelqu’un d’autre ; susciter un tel déchaînement de violence contre lui, mis à part celui de sa femme. Et les experts leur ont donné raison sur plus d’un point ! Les lettres anonymes ? Les graphologues ont démontré que c’est Christine qui les avait rédigées ! L’incendie de la tente ? Il était, peut être, aussi de son fait. Car l’analyse des communications téléphoniques a montré qu’elle avait menti. Contrairement à ses déclarations, la mère de famille s’est rendue au camping, ce soir là… Et l’analyse de ses factures téléphoniques a révélé bien d’autres choses encore ! Notamment, le double mobile pour lequel, cette femme aurait pu se débarrasser de son mari, après plus de vingt ans de mariage. La mère de famille avait retrouvé le grand amour… mais cette passion lui coûtait cher.

Ses 39 000 SMS, surtaxés, à Séraphin ont mis sa famille sur la paille. De crédit en crédit, Christine Constantien s’est retrouvée prise à la gorge. La mort de son époux, et le versement de son assurance décès, arrivaient au bon moment… pour refaire sa vie et régler ses dettes !

Mais Christine Constantien n’a jamais varié sur un point : son innocence. Quand elle a compris que ses silences, ses sanglots, et son regard défait l’accusaient, elle s’est fait couper les cheveux. Elle s’est maquillée, elle a changé de look. Elle a travaillé son dossier avec ses avocates ; comme on répète une pièce. Et elle a fini par être entendue !

Programme TV – France 2 – 30 mars 2015

 

Mar 292015
 

Programme TV – Faites entrer l’accusé : Le magot de Marcelle Bouvard

Dimanche 29 mars 2015 – France 2 – 22h35

Magazine de société. Présenté par Frédérique Lantieri. Préparé par Isabelle Clairac. Réalisé par Bernard Faroux. Proposé par Christian Gerin. Produit par 17 Juin Media.

Ce dimanche de Pâques de 2006, une patrouille de gendarmerie se rend chez Marcelle Bouvard, une vieille dame qui habite dans le petit village de Ladoix-Serrigny, pour lui rapporter son portefeuille. Ils trouvent porte close et s’apprêtent à repartir lorsqu’ils remarquent que le garage est entrouvert… A l’intérieur, la vieille dame de 79 ans gît sur le sol, la tête ensanglantée. Il est déjà trop tard.

A-t-elle fait une mauvaise chute dans les escaliers ? L’autopsie balaie cette thèse : Marcelle Bouvard a été violemment frappée avec un objet contondant ! Dans ce petit village de Bourgogne, coincé entre les vignes d’Aloxe Corton et de Nuit Saint Georges, c’est la stupeur. Marcelle Bouvard était connue de tous puisqu’elle était la veuve de l’ancien maire, décédé en 2002. Le couple n’avait pas d’enfants mais Marcelle était très proche de ses petits-neveux qu’elle considérait comme ses petits-enfants. Les habitants la décrivent comme une femme pieuse et chaleureuse. Difficile d’imaginer quelqu’un puisse lui en vouloir à ce point… 

Les enquêteurs ne disposent d’aucune piste. Pas d’ADN ni empreintes susceptibles de les guider. L’agresseur en voulait-il à son argent ? Car la vieille dame était loin d’être démunie : 3 maisons à Ladoix-Sérigny, 3 résidences secondaires, 2 vignobles et un compte en banque bien garni… Son journal intime retient particulièrement l’attention des gendarmes. La vieille dame y relate, avec un mélange de détresse et d’amertume, son sentiment d’abandon et sa tristesse de n’avoir plus personne dans sa vie. Derrière la « Mamie gâteau » se dessine progressivement l’image d’une femme aigrie par la solitude. C’est finalement un accusé au-dessus de tout soupçon qui comparaît devant la cour d’assises de Dijon en 2008. Quant à l’arme du crime elle est pour le moins surprenante. Marcelle Bouvard a été tuée à coups de Jéroboam, une bouteille d’une contenance de 3 litres. Sur les bancs de la partie civile, il n’y a personne pour représenter la vieille dame assassinée

Communiqué de presse France 2 – 10 mars 2015

Fév 222015
 

Programme TV – Faites entrer l’accusé : André Bamberski : promesse à Kalinka

Dimanche 22 février 2015 – France 2 – 22h40

Magazine de société. Présenté par Frédérique Lantieri. Préparé par Isabelle Clairac. Réalisé par Bernard Faroux. Proposé par Christian Gerin. Produit par 17 Juin Media.

André Bamberski : promesse à Kalinka
 
Un document d’Anne Gautier.
Kalinka. Pendant plus de trente ans, ce prénom a hanté les pages « justice » des journaux français et allemands. Parce que cette affaire criminelle est un combat extraordinaire. Celui d’un père, André Bamberski. Des années durant, cet homme a traqué, lui même, celui qu’il pensait être le meurtrier de sa fille : le très respecté docteur Krombach, le beau-père de Kalinka. Quand l’adolescente a été retrouvée morte dans son lit, dans la maison du nouveau mari de sa mère, en Allemagne, le 10 juillet 1982, rien ne permettait de comprendre son décès brutal. À 15 ans, Kalinka était sportive et en bonne santé. Le docteur. Dieter Krombach a bien tenté de réanimer la petite, pensant qu’il s’agissait d’une insolation. Mais ses explications confuses et surtout les soins tardifs que ce cardiologue, pourtant compétent, a porté dans la matinée sur un cadavre, ont intrigué !

C’est André Bamberski qui s’est lancé le premier à la recherche de la vérité. À la lecture des rapports d’expertises, ses doutes se sont alors mués en certitude : sa fille n’avait pas succombé à une mort naturelle. Les légistes ont, en effet, établi que Kalinka s’était étouffée durant la nuit lors d’une régurgitation. Ils ont noté la présence d’un point de piqûre sur le bras de l’adolescente, des traces de somnifère dans son sang et une substance blanchâtre dans ses organes génitaux.

Interrogé au sujet du point de piqûre, Dieter Krombach s’est justifié en indiquant qu’il avait fait une injection de fer à sa belle-fille pour qu’elle bronze plus vite… Avant de se contredire, sur l’heure de cette piqure, ou celle de la prise du somnifère…
Des mensonges que la justice allemande n’a cependant pas relevés puisqu’elle a fini par classer l’affaire. Persuadé que le docteur Krombach avait violé et tué sa fille, le père de Kalinka a alors porté plainte en France pour « homicide volontaire ».

Las ! L’homme, condamné à Paris par contumace, s’est retranché dans son pays. Et la justice française s’est révélée incapable de l’en déloger !

Même quand les vieux démons du « bon » docteur Kromback ont fini par surgir au grand jour, et que de jeunes patientes se sont plaintes des violences sexuelles qu’il leur avait imposées. Les années ont passé.

Mais André Bamberski l’avait juré sur la tombe de sa fille : il n’abandonnerait pas le combat. C’est ainsi, qu’un soir d’octobre 2009, Dieter Krombach s’est fait enlever devant chez lui, en Allemagne, pour se retrouver ficelé dans une rue de Mulhouse. À la merci de la police et de la justice françaises.
Communiqué de presse France 2 – 3 février 2015
Fév 152015
 

Programme TV – Faites entrer l’accusé : Patrick Littorie, les crimes de la mangrove.

Dimanche 15 février 2015 – France 2 – 22h35

Magazine de société. Présenté par Frédérique Lantieri. Préparé par Isabelle Clairac. Réalisé par Bernard Faroux. Proposé par Christian Gerin. Produit par 17 Juin Media.

C’est un double crime sordide. L’un des plus sanglants que la Martinique ait connu. Le 22 décembre 2004, on a retrouvé les corps sans vie de Karim Merlot et de sa compagne, Martine Desmarthon, flottant entre les racines des palétuviers.

Amoureux des Antilles, de leur soleil et de leurs habitants, les deux jeunes métropolitains s’étaient installés un an plus tôt dans la baie du Robert, où ils vivaient à bord d’un voilier. Ils y ont tous les deux été sauvagement agressés et tués.

Leur meurtrier a bien failli échapper à la justice. Il se croyait protégé par les forces d’un mage vaudou…

Les fêtes de fin d’année. L’occasion pour les parents de Martine de rendre une visite à leur fille et à leur gendre, sous le soleil de la Martinique.

Mais dès leur arrivée, à l’aéroport, le 21 décembre 2004, quelque chose cloche. Ni Martine, ni Karim ne sont là pour les accueillir. Leurs téléphones sont sur messagerie. Leurs amis n’ont pas de nouvelles. Jusqu’au lendemain, où ils entendent à la radio que les corps d’une femme et d’un homme blancs ont été retrouvés, flottant entre les eaux de la mangrove.

Karim Merlot avait 35 ans. Martine Desmathon, 31. Il était surveillant dans un lycée, elle était institutrice. L’autopsie révèle que Martine a probablement été violée. Le couple a été frappé à de multiples reprises, avec plusieurs types d’armes, avant d’être jetés à l’eau.

Les gendarmes perquisitionnent le Souskai, le voilier de Martine et Karim. Ils n’y constatent pas de vol, pas de traces de lutte, mais découvrent une touffe de cheveux qui ne semble pas appartenir au jeune couple. Et au village, une rumeur court…

Elle incrimine un certain Patrick Littorie ; un Martiniquais de 34 ans qui n’a pas bonne réputation. Tout le monde sait qu’il boit, qu’il se drogue, qu’il commet des petits larcins…

Mais il se serait battu dans la nuit supposée des meurtres : on l’aurait vu avec des traces de coups sur le visage ! Les gendarmes lui rendent visite. Sur place, ils saisissent des coutelas, des outils qui pourraient bien être les armes du crime.

Il y a aussi un seau qui contient des vêtements tachés de sang. Jean-Luc Grandu, le colocataire de Littorie, est présent. Et tout à coup, il a des révélations à faire.

Ces vêtements ? C’est Littorie qui les a mis à tremper la veille, dit-il, parce qu’il est rentré couvert de sang. Il était dans tous ses états !

Il s’était battu avec des « blancs ». Littorie aurait même demandé à Grandu de nettoyer sa yole – son petit bateau de pêche – elle aussi, pleine de sang… Littorie nie tout en bloc. Mais la voisine raconte aux gendarmes que la nuit des meurtres, elle a vu deux hommes sur la yole : Littorie, et un « chabin », autrement dit un métis comme Grandu. Voilà les deux copains dans le collimateur.

Mais quinze jours plus tard, Patrick Littorie appelle la police. Il accuse maintenant franchement Grandu. Martine Desmarthon, qu’il disait ne pas connaître, était, en fait, sa maîtresse. Son colocataire l’a tuée, par jalousie.
Et puis, Karim Merlot était mêlé à un vaste trafic de drogue avec Grandu !
Devant le juge, les deux suspects se lancent alors dans un match absurde d’où Littorie sort finalement perdant. Ses antécédents, ses violences envers des prostituées de l’île, et surtout ses déclarations abracadabrantes le placent aux yeux de la justice dans le rôle du tueur.

Son procès s’ouvre le 2 décembre 2009, devant la cour d’assises de la Martinique. L’accusation et les parties civiles sont confiantes. Le coupable est dans le box.

Mais à la surprise générale, Patrick Littorie est acquitté ! Le parquet fait immédiatement appel. Et six mois plus tard, coup de théâtre. Un homme vient voir les gendarmes pour leur « donner »  le nom du tueur de la mangrove. Cet homme, c’est un quimboiseur, une sorte de sorcier vaudou.

Il explique que Patrick Littorie était venu se confier après son crime. Il voulait que le mage le protège de la justice. Le 24 décembre 2010, un an seulement après son acquittement, Littorie est donc de retour devant la cour d’assises.

Les révélations du quimboiseur impressionnent les jurés. Deux nouvelles plaintes pour viol alourdissent encore le dossier de l’accusé.

Cette fois, la cour le condamne à dix-neuf ans de prison. Un verdict décevant pour les familles des victimes, comme pour la défense, qui voit dans cet « entre deux » la place d’un doute.

Le double meurtre de la mangrove n’a peut-être pas encore révélé tous ses secrets.

Intervenants : Roland Schmitt, procureur de la République adjoint, TGI de Fort-de-France ; Jean-Jacques Planchon, avocat général, TGI de Fort-de-France ; Marie-Louise Desmarthon, mère de Martine ; Henriette Joseph ; amie de Martine et Karim ; l’adjudant-chef Pascal Lecomte, directeur d’enquête, brigade de recherches du Robert ; Dr Stéphane Malbranque, médecin légiste ; Albert Cantinol, juge d’instruction ; maître François Drageon, avocat de la famille de Karim Merlot ; maître Raphaël Constant, avocat de Patrick Littorie : maître Pascaline Jean-Joseph, avocat de Jean-Luc Grandu ; Béatrice Littorie, sœur de Patrick Littorie ; maître Anta Guissé, avocat des parents de Martine Desmarthon ; Liza Marie-Magdeleine, journaliste, France-Antilles ; Dominique Rizet, journaliste.

Communiqué France 2 – 27 janvier 2015

Jan 252015
 

Programme TV – Faites entrer l’accusé : Juliano Verbard, Petit Lys d’amour

France 2 – Dimanche 25 janvier 2015 – 22h30

Magazine de société. Présenté par Frédérique Lantieri. Préparé par Isabelle Clairac. Réalisé par Bernard Faroux. Proposé par Christian Gerin. Produit par 17 Juin Media.

Son surnom ? « Petit Lys d’amour »…


Juliano Verbard le tiendrait de la Vierge Marie qui apparaît au gourou chaque huitième jour du mois ! Dans les feuilles d’un cocotier… À La Réunion, le charismatique jeune homme de 21 ans séduit les foules. Les fidèles se pressent par centaines pour prier avec lui et assister à ses échanges avec la Vierge. Sur une île où les cultes et les religions se côtoient dans la tolérance, les élucubrations de ce jeune illuminé auraient pu en rester là. Mais Juliano Verbard aimait les petits garçons… Trop.  Après l’actualité religieuse de l’île, c’est toute la vie judiciaire réunionnaise qu’il a mise en émoi.

Tout commence le 9 août 2003, quand la trésorière de l’association de Juliano Verbard, «Cœur douloureux et immaculé de Marie », porte plainte contre son chef spirituel pour viols et attouchements sur ses deux fils, tous deux enfants de chœur. La carrière du jeune prophète semble compromise. Mais c’est sans compter sur l’ingéniosité du « Petit Lys d’amour » et sur le dévouement de ses adeptes… En 2006, lorsque son procès s’ouvre devant la cour d’assises, le box des accusés est vide. L’homme se terre dans l’île jusqu’en août 2007 où il refait surface à l’occasion de l’enlèvement d’un enfant : Alexandre, âgé de douze ans, serait le nouvel « élu » de la secte. Une secte qui n’hésite pas à employer des moyens dignes du grand banditisme pour protéger la cavale de son gourou ou le faire évader quand la gendarmerie lui remet la main dessus. En quelques minutes, des adeptes, jusque-là inconnus des services de police, réussissent ainsi à détourner un hélicoptère et à enlever Verbard de sa prison !

Après des mois d’une traque sans précédent à la Réunion, la justice a finalement eu raison du jeune gourou. Mais lors de son dernier procès, malgré sa condamnation pour viol aggravé sur mineur avec actes de tortures, des femmes baisaient encore sa main à son passage…

Communiqué de presse France 2 – 6 janvier 2015

Oct 132013
 

Programme TV – Faites entrer l’accusé : Poker macabre à Corte

Dimanche 13 octobre 2013 – France 2 – 22h55

france2

Magazine. Proposé par Christian Gerin. Réalisé par Bernard Faroux. Présenté par Frédérique Lantieri. Rédacteur en chef Isabelle Clairac. Produit par 17 Juin Media.

Un document de Youki Vattier.

Joseph Vincensini, Jojo, le roi du poker à Corte, en Haute-Corse. Ici, tout le monde se connaît et, quand Jojo disparaît, le 24 janvier 2005, les rumeurs les plus folles circulent : les femmes, l’argent, les dettes de jeux, la mafia… Tout est envisagé, sauf le pire. Jojo a été décapité, son corps donné aux cochons. Son meurtrier avoue mais, lors du procès, ils sont cinq dans le box des accusés. Preuve qu’un mobile peut en cacher un autre…

En Corse, il est des figures locales qui en imposent. Jojo en fait partie. Patron de boîte de nuit à Corte, Joseph Vincensini tient également un bar, l’Oasis, où il organise des parties de poker. Quand, au lendemain d’une partie, le lundi 24 janvier 2005, il ne donne pas signe de vie, on commence à s’inquiéter. Son frère Jean décide de lui rendre visite, pour vérifier que tout va bien. Mais, sur place, il trouve la porte grande ouverte et de nombreuses traces de sang partout dans la maison. En arrivant sur les lieux, les gendarmes s’aperçoivent que le coffre de Jojo a été vidé. Il manque aussi une couverture, qui aurait pu servir à transporter un corps. À Corte, la rumeur va vite. Si le patron de l’Oasis a disparu, c’est à cause des jeux…. À moins que ce ne soit une histoire de cœur…

Grâce aux factures détaillées des appels téléphoniques de la victime, les enquêteurs découvrent que Jojo a téléphoné quatre fois à la même personne le soir de sa disparition. Il s’agit d’une femme, Nathalie Battesti, la serveuse du restaurant l’Échiquier où Joseph Vincensini a ses habitudes. Depuis quelques semaines, il lui court après. Mais Nathalie n’est pas un cœur à prendre. Elle est en couple avec le patron de l’établissement, Xavier Luciani. Un joueur compulsif qui devrait près de 50 000 euros à Jojo. Le 22 mars 2005, deux mois après la disparition de Joseph Vincensini, Xavier Luciani est interpellé, sa voiture perquisitionnée. La banquette est abaissée. Sous un amas de bois et de paille, une couverture… Elle enveloppe le cadavre de Jojo. Un cadavre sans tête.

Le patron de l’Échiquier passe alors aux aveux. S’il a tué Jojo, c’est parce qu’il lui avait volé sa maîtresse, Nathalie Battesti. Il raconte comment il l’a assassiné : à coups de rouleau à pâtisserie. Comment il a voulu se débarrasser du corps : en le jetant aux cochons. Comment il l’a décapité, parce que « les cochons ne mangent pas les cheveux ». Les gendarmes ont donc tous les éléments : le meurtrier, le mode opératoire, l’arme du crime. Et surtout le mobile : la jalousie. Mais ils finissent par découvrir que Nathalie n’était qu’un appât. Luciani voulait surtout « sauver l’honneur » face à Jojo, à qui il devait beaucoup d’argent, et qui ne ratait pas une occasion de l’humilier publiquement.

Un an plus tard, un événement inattendu oriente l’enquête. Le 22 janvier 2006, une bombe explose à Aix-en-Provence. Les responsables ? Des terroristes du FLNC. Parmi eux, Dominique Pasqualaggi, un prof d’archéologie que connaît bien Xavier Luciani. Il lui aurait prêté la cuisine de son restaurant pour concocter des mélanges explosifs. Alors que Pasqualaggi est auditionné pour l’attentat d’Aix-en-Provence, Luciani le dénonce comme complice dans l’assassinat de Jojo. Nathalie confirme. Et deux autres noms tombent : Sébastien Giudicelli, le neveu de Xavier Luciani, et Joseph Sabiani. Tous auraient été recrutés par Xavier Luciani pour l’aider à effrayer Jojo. Tous pouvaient y gagner. Luciani aurait promis de l’argent à Sabiani, qui consommerait de la drogue. Il aurait fait la même promesse à Pasqualaggi, lui parlant du coffre de Jojo comme d’une manne providentielle pour financer des actions terroristes. Giudicelli, lui, aurait agi par solidarité familiale envers son oncle. En audition, tous chargent Pasqualaggi, mais l’homme dément et se jette par la fenêtre… il restera gravement handicapé.

Quand le procès s’ouvre à Bastia, le 31 mai 2010, ils sont donc cinq à comparaître. Impassible, Xavier Luciani, avoue qu’il a manipulé Nathalie Battesti pour en faire son appât. Sur son fauteuil roulant, Pasqualaggi continue de nier. Giudicelli, lui, ne supporte pas la pression et fond en larmes en promettant une vérité qui n’éclatera jamais. Luciani écope de 30 ans de prison, Nathalie de 10 ans, 25 ans pour Pasqualaggi, 15 pour Sébastien et 3 ans avec sursis pour Sabiani. En appel, les peines de Nathalie et de Dominique Pasqualaggi sont adoucies. Mais le mystère reste entier. À l’issue du second procès, personne ne sait qui a porté le coup fatal, qui a décapité Jojo.

Intervenants :

Benoît Couzinet, vice-procureur de la République, TGI de Bastia
Gilbert Thiel, juge d’instruction au pôle antiterroriste
Maître Pascal Garbarini, avocat de Dominique Pasqualaggi
Antoine Albertini, journaliste, France 3 Corse – Le Monde
Marc-Antoine Luca, ami de la famille Vincensini
L’adjudant Didier Gal, gendarmerie de Corte
L’adjudant-chef Frédéric Plumeau, gendarmerie de Corte
Maître Jean-Sébastien de Casalta, avocat de la famille Vincensini
Maître Jacques Raffali, avocat de Nathalie Battesti
Maître Jean-Louis Seatelli, avocat de Xavier Luciani
Vincent Raffray, juge d’instruction, TGI de Bastia
Ariane Chemin, grand reporter au Monde
Dominique Rizet, journaliste

Communiqué de presse France 2 – Dimanche 13 octobre 2013

Source : Sondageonstv.com