Mai 132015
 

C’est quoi l’Ascension ?

Nous sommes saturés, du matin au soir, de messages commerciaux éphémères. L’ascension est un rendez-vous spirituel essentiel.

Elle sera fêtée cette année le Jeudi 14 Mai.

Grande date du calendrier chrétien entre Pâques et Pentecôte, cette fête relate la dernière rencontre entre Jésus ressuscité et ses disciples. « Tandis qu’il les bénissait, il fut emporté au ciel » dit l’évangéliste Luc.
Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu. Ici, nulle question de magie ou d’action spectaculaire. Le Christ n’est plus visible, mais il n’abandonne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l’Esprit à la Pentecôte.

Pour les chrétiens, le visible et l’invisible ne sont donc pas des domaines séparés : « Le Dieu qui se révèle dans le Christ est étonnant. Il se donne en s’effaçant » écrit l’évêque académicien Claude Dagens.

Serions-nous loin des réalités sociales et temporelles en fêtant l’Ascension ?

Bien au contraire ! Tandis que nous croulons chaque jour sous une visibilité clinquante, agressive et impudique, l’Ascension propose une juste distance, un respect de l’intimité, une invisibilité respectueuse de l’homme.

L’Ascension dit que l’homme dépasse… l’homme !

Dans l’histoire du christianisme, cette fête s’établit vers le IVème siècle avec une procession à Jérusalem se rendant vers le Mont des Oliviers, lieu de l’arrestation du Christ. L’Ascension est, en France, depuis le Concordat signé entre Bonaparte et Pie VII, une des quatre fêtes légalement chômées, avec Noël, l’Assomption et la Toussaint. L’Ascension, pour beaucoup, est synonyme de pont, de bouchons, d’escapades printanières…. Pour le journalisme, elle est un « marronnier » de l’actualité religieuse. Dans le contexte d’une société en quête de repères elle peut devenir, pour l’homme pressé, une halte qui ressource. Elle n’est pas fuite du temps. Elle procure une nouvelle vision du monde

Père Bernard Podvin
Porte-parole de la Conférence des évêques de France

Communiqué de presse du Le 7 mai 2010

Fév 192015
 

Le Nouvel An Chinois se fête le jeudi 19 février 2015. dans la Capitale plusieurs festivités auront lieu :

Samedi 21 février 2015 – Paris 3ème.

14h30 : Rendez-vous sur la place de la République de Paris pour le célèbre défilé du Dragon.

Avec maquillage enfants gratuits de 10h à 12h au siège de l’association Pierre Ducerf au 29, rue Michel Le Comte 75003 Paris.

Nov 142014
 

Patrick Sébastien  : Patrick Sébastien Ze Fiesta, 40 ans de scène

À l’occasion de la soirée exceptionnelle que lui consacre France 2, Ze Fiesta, 40 ans de carrière, Patrick Sébastien accepte de jeter un regard en arrière sur ces quarante années. Encensé par son public, toujours fidèle, il livre les clés d’une réussite qui questionne1 et ne manque pas de susciter jalousies et rivalités. Comment allez-vous fêter ces 40 ans de carrière ?

france2

Patrick Sébastien : Pour l’émission du 14 novembre, Ze Fiesta2, avec un « Z », on a prévu des tas de surprises. Tout le public sera déguisé, comme lorsque j’ai fait l’Olympia en 1983, avec une petite dont personne ne s’est souvenu par la suite, Céline Dion, qui avait alors 16 ans (rires). Les « people » viendront à nouveau déguisés en personnalités, en personnages…

Avec vingt musiciens d’orchestre sur scène, je chanterai mes chansons. On présentera des numéros très intéressants ; mes potes que j’ai aidés Chico et les Gipsys, Dany Boon qui va refaire un sketch tout spécialement pour l’occasion alors qu’il n’en fait plus aujourd’hui. Et puis surtout l’ambiance ! C’est une soirée festive, comme j’en fais beaucoup.

Ce qu’il y a de bien dans une soirée déguisée comme celle qu’on va faire, c’est que les classes sociales sont abolies : P.d.-g, notaires, ouvriers, clochards ; il n’y a plus de différence. Toutes les sociétés qui tiennent à peu près bien ont des gros carnavals. Le déguisement est quelque chose de sain qui permet aux gens de sortir d’eux-mêmes et de se rapprocher. C’est social le déguisement. On devrait se déguiser plus souvent ! (rires)

Lors d’une précédente interview à l’hebdo de France 2 (les 30 ans de scène) vous avez déclaré : « Mes études m’ont été bien utiles pour écrire. Même si je me suis servi de ces acquis pour faire du futile… » Pouvez-vous revenir dessus ?


P.S :  Je n’ai pas fait que du futile. L’image de marque, c’est le futile. J’ai fait des études de lettres, ce qui m’a permis d’écrire des pièces qui marchent très bien ; j’ai aussi réalisé le scénario d’un polar : M. Max et la rumeur (le 29 octobre sur France 2, ndlr). Le choix de la légèreté est un créneau à prendre, très peu de gens s’y intéressent.

Depuis quelque temps, mes chansons sont devenues des hymnes de la fête qui passent un peu partout, dans tous les endroits où l’on s’amuse, où l’on ne se prend pas la tête. «

Ne pas se prendre la tête » n’est-ce pas votre message d’aujourd’hui ?


P.S : Je n’ai pas de « message ». Je mène une vie et une carrière de saltimbanque qui passe son temps à faire le grand écart. Je réalise aussi bien des émissions de télé que des galas ou des concerts. Mon dernier bouquin sort début novembre3, le téléfilm M. Max et la rumeur, adapté d’une de mes pièces, sur le registre du polar intimiste a été diffusé sur France 2.

La veille du 31 décembre, je me trouverai dans un petit café-théâtre pour jouer Le Secret des cigales, une pièce à la Marcel Pagnol, et le 31, TV5Monde diffusera Le Plus Grand Cabaret du Monde4 pour 60 millions de personnes et, en même temps, je vais être au festival du Poupet, au Zénith de Nantes, devenu le temps de cette soirée, la plus grande boîte de sardines de France. Ce sont des univers totalement différents, mais c’est ce qui m’intéresse : faire le grand écart. En dépit de ce que peuvent dire les autres, faire ce que j’ai envie de faire, au moment où j’en ai envie, c’est ça qui m’intéresse. Et puis surtout l’idée de vivre vite. Je sais que je n’ai pas beaucoup de temps et la vie ne m’intéresse pas si je ne fais pas cent mille choses en même temps.

Comment expliquez-vous le succès de « la marque Patrick Sébastien » ?


P.S : Tout ça correspond à un phénomène de société. Ce n’est pas par hasard si mes chansons5 – méprisées par les élites, ne passant jamais à la radio – se retrouvent néanmoins partout en France. Tout est tellement gris, tendu, les gens ont besoin de décompresser. J’appartiens à une époque différente. C’est ce que j’ai écrit dans mon bouquin : « À notre époque, peut-être qu’on était malheureux, mais on ne le savait pas. » J’ai un peu la nostalgie de ça, effectivement, et j’essaye de le rattraper en communicant aux gens l’idée du partage, de l’amour, de la bonne humeur… En tout cas, c’est ma psychanalyse à moi. Ça me permet de mieux vivre les drames, les deuils, les épreuves…

D’où cette idée de créer Les Années bonheur, en 2006 ?


P.S : Les Années bonheur, c’est se battre contre les a priori. On mélange aussi bien John Miles, Frédéric François, que Tal ou Christophe Maé. On mélange toutes les générations, sans jugement. Si tu regardes la télé aujourd’hui, c’est beaucoup de concours : concours de danseurs, de pâtissiers, de chanteurs,… ça veut dire sournoisement : « Si vous n’êtes pas le premier, vous êtes une merde », alors que dans la vie, ce n’est pas ça. Tu peux très bien être le deuxième et exister. C’est contre ces idées que je me bats. J’ai un public très fidèle et je pense qu’il est sensible à ça.

Votre public a-t-il changé ?

P.S : Je ne cherche pas forcément à séduire un nouveau public, je cherche avant tout à ne pas décevoir le mien. Parce que pour Le Cabaret et Les Années bonheur, quelle que soit la programmation des autres chaînes, j’ai une base de trois millions de personnes qui regardent. On a toutes les concurrences du monde et peu de relais médiatiques. En attendant, le record d’audience en France – hormis les finales de football – c’est moi qui l’ai fait avec 18 millions de personnes pour Le Grand Bluff, en 1992.

Je suis très perfectionniste, pas une image, pas une émission ne sort de ma boîte de prod (Magic TV, ndlr), sans que j’aie tout vérifié. C’est la devise de ma boîte : « Si on réussit, c’est grâce à tout le monde, si on se plante, c’est ma faute. »

Mais ces dernières années, de plus en plus de jeunes viennent vous voir…


P.S : Oui, c’est vrai, j’ai un public de plus en plus jeune – en partie grâce à [Cyril] Hanouna qui m’a relancé. Mais même au-delà de ça, il existe deux cas de figure. Le Cabaret a commencé il y a dix-sept ans, les mômes qui, aujourd’hui, ont 30 ans étaient obligés de rester à la maison et de regarder l’émission. L’autre pan, c’est une génération de gamins, d’étudiants qui en ont marre de s’entendre dire que la vie est dure, que rien n’est possible et qui ont juste envie de s’éclater sans se poser de questions. Je chantais cet été dans un festival pop-rock, avec Stromae, Placebo : deux fois 4 000 personnes complètement déchaînées, à faire des pogos comme dans les concerts de métal (rires). Mais toujours dans une ambiance bon enfant.

Vous avez des comptes sur les réseaux sociaux. C’est devenu une obligation ?


P.S : Je déteste le net. Je l’adore comme moteur de recherche, bien sûr, mais pas plus. Les réseaux sociaux, quelqu’un s’en occupe pour moi. Je les ai juste créés pour rectifier les conneries qu’on dit sur moi. Il y a deux ans, on me disait converti à l’islam ; au mois de juillet dernier, j’étais mort. Il faut quand même que j’écrive que ce n’est pas vrai ! (rires) Ce que je n’aime pas, c’est la délation, le mec qui se planque derrière un pseudo pour balancer, c’est le niveau bas de l’âme humaine. Quand je dis des conneries, au moins je les dis en face. Forcément, sur deux heures, j’en dis. C’est moi qui monte les émissions. Mais quand je vois que j’ai dit une connerie, je ne l’enlève pas, je la laisse. Et, finalement, ce n’est pas une mauvaise méthode puisque cela fait quarante ans que ça dure ! (rires)

Vous êtes né à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze. Qu’est-ce que le tempérament corrézien ?


P.S : C’est un département dans lequel on a des racines, on a été élevés à la dure, dans le travail, dans la solidarité. Ce n’est pas par hasard si on a eu deux présidents qui viennent de là-bas. Je pense que [François] Hollande, qui est mon ami – et j’en ai parlé avec lui – il aurait pas fait vingt ans en Corrèze, il aurait jamais été président. C’est important de toucher le cul des vaches. C’est surtout important, dans ce monde d’apparence – j’avais eu cette conversation avec [Jacques] Chirac –, de passer pour des grands cons sympathiques, parce qu’on ne se méfie pas d’eux. C’est une loi des maquignons. Mon père maquignon, m’avait dit : « Celui qui prend l’autre pour un con a perdu. » Il y a dix ans, je suis rentré chez ma femme et j’lui ai dit : « Ce mec-là va être président de la République » (François Hollande, ndlr). Je dois être un des seuls. Elle m’a éclaté de rire au nez. C’est un mec intègre, honnête. C’est une chance d’avoir un mec comme ça. Après, le dogme, ça ne va pas avec la réalité, c’est ça le problème (rires). J’ai une formule que j’utilise dans mon spectacle : « La politique, c’est passer la moitié de son temps sur les plateaux télés à expliquer ce qu’on va faire et l’autre à aller expliquer pourquoi on ne l’a pas fait. »

Propos recueillis par Sébastien Pouey

Communiqué de presse France 2 – 21 octobre 2014