Juil 102015
 

Programme TV – Défilé du 14 juillet 2015

Mardi 14 juillet 2015 – France 2 – 8h20

C’est un rendez-vous immuable auquel nous avons tous ou presque un jour assisté, en direct des Champs-Élysées ou devant notre écran télévisé : le défilé du 14 Juillet. Pascal Doucet-Bon, rédacteur en chef des éditions spéciales, revient sur l’émission qu’il consacre à l’édition 2015.

Au plus près de l’événement

Nous retrouvons, aux commandes de cette émission spéciale, Marie Drucker et Pierre Servent. Comme par le passé, ils seront accompagnés d’envoyés spéciaux à Paris, dans les airs, en province et à l’étranger. Aux abords des Champs, certains iront à la rencontre des militaires participants au défilé. Tous sont fiers d’y participer, au point que pas un ne se fait porter pâle pour le 14 Juillet. Pourtant, la préparation est fastidieuse : passé les premières répétitions de Satory, ils doivent se rendre chaque matin vers 4h sur les Champs, dès le 5 ou 6 juillet, pour être fins prêts le 14. Ils le vivent vraiment comme une fête populaire et pas seulement comme une faveur de leur hiérarchie. Tous sont sensibles à la présence du public, aux retransmissions télévisées.

Nous serons également en duplex de Toulon avec les plongeurs démineurs. L’idée est de les suivre au sol, dans leur bateau, mais aussi sous l’eau.

Cette année, nous avons choisi d’être encore plus présents dans les airs que lors des précédents défilés. Outre Michel Drucker qui interviendra depuis un hélicoptère Tigre, Manuel Tissier sera à bord d’une Corvette. Piloté par un ancien pilote de chasse, cet appareil permet de se placer à quelques mètres des autres avions, au point de voir très distinctement le visage casqué du pilote ! L’Armée a accepté la présence de cette Corvette dans le circuit d’attente du défilé aérien. S’il fait beau, nous pourrons ainsi diffuser des images exceptionnelles. Nous assurerons aussi un duplex depuis un Atlantique 2. Cet avion de reconnaissance est équipé d’une bulle à l’avant, dans laquelle aura pris place l’un de nos reporters, qui pourra nous faire profiter du survol des Champs. Enfin, Céline Géraud prendra place dans un Rafale piloté par le capitaine Claire [pour des raisons de sécurité, les noms de famille des militaires ne peuvent plus être divulgués, NDLR], qui est la seule femme à piloter cet avion de combat. Céline Géraud suit actuellement des vols d’accoutumance afin de nous faire partager, le jour J, cette expérience.

Au plus près de l’actualité

Nous avons choisi de coller à l’actualité de l’armée. Tous les militaires sont actuellement mobilisés par le plan Vigipirate, qu’ils nomment dans leur jargon « Sentinelle ». Nous serons donc à Montmartre, à leurs côtés, pour comprendre ce que représente cet effort au quotidien, leur rapport aux citoyens, l’attention de certains à leurs égards et combien cela peut les toucher. L’armée française n’est pas seulement mobilisée en France, elle l’est aussi à l’étranger sur différentes opérations. A cette occasion et pour lui rendre hommage, nous avons choisi de nous rendre au fort de Madama, au cœur du désert nigérien. Sa position, à 200 km de la passe de Salvador et à 100 km de la frontière libyenne, en fait un lieu hautement stratégique. Gérard Grizbec interviendra à de multiples reprises depuis cet endroit qui a tout du fort Saganne.

Stéphane Bern en direct du château de Vincennes

L’an dernier, avec le talent qu’on lui connaît, Stéphane Bern nous avait fait découvrir l’histoire et les coulisses de l’Hôtel national des Invalides. Cette année, il interviendra depuis le château de Vincennes. Ce fut un haut lieu de pouvoir, avant que les rois ne lui préfèrent le Louvre puis Versailles. Plus récemment, la Ve République a failli le remettre sur le devant de la scène. De Gaulle détestait l’Elysée. S’il n’avait tenu qu’à lui, il aurait résidé au château de Vincennes dont la configuration plaisait au militaire qu’il était. Il faut savoir que Vincennes existe pour sa partie la plus ancienne depuis sept siècles. S’il est impossible aujourd’hui de faire profiter nos téléspectateurs de la Sainte-Chapelle – actuellement en travaux – ou des archives secret-défense (maintenues dans un sous-sol inviolable et inviolé), bien d’autres lieux méritent de s’y arrêter : le donjon, les fossés, la salle des emblèmes où tous les drapeaux de l’armée française sont installés, la salle de lecture du Service historique de la défense, qui renferme par exemple un journal d’opérations datant de la Seconde Guerre mondiale entièrement dessiné à la main. Parmi les autres trésors, dont Stéphane Bern nous fera profiter, figure l’ordre du défilé du 14 juillet 1792 signé par Louis XVI [pour la deuxième fête de la Fédération, NDLR]. Il faut savoir que le 14 Juillet n’a été décrété fête nationale que 90 ans plus tard.

Clotilde Ruel – Communiqué de presse France 2 – 16 juin 2015

A retenir :

– Cette année, le Raid, le GIGN et la BRI seront mis à l’honneur. Comme un décret présidentiel interdit qu’on voit leurs visages, ce sont leurs emblèmes qui défileront sur les Champs.

– Les rédactions de France 2 et de Francetv info invitent les femmes de l’armée et les familles de soldats mobilisés en opérations extérieures à raconter leur quotidien en se rendant sur le site ou les applications de Francetv info. Leurs témoignages seront repris à l’antenne tout au long de l’édition spéciale.
Sur tous les supports numériques, un dispositif multicaméras permettra à tous de suivre le défilé sous différents angles de vues. Chacun est invité à commenter l’événement en direct sur francetvinfo.fr.

– De la fête de la Fédération à la fête nationale
La première fête de la Fédération eut lieu le 14 juillet 1790, un an jour pour jour après la prise de la Bastille. En présence du roi, de la reine, du dauphin, de La Fayette, de Talleyrand et du président de l’Assemblée, les fédérés défilèrent avec leurs tambours et leurs drapeaux. Les Parisiens avaient pris place sur les talus élevés autour de l’esplanade. Le roi et sa famille étaient installés dans un pavillon dressé devant l’Ecole militaire.

Une deuxième fête de la Fédération eut lieu le 14 juillet 1792 sans connaître la ferveur de celle de 1790.

Il faudra attendre 90 ans pour que la fête soit réellement remise à l’honneur. En 1880, la fête de la Fédération devient la fête nationale par adoption du Sénat, le 28 juin. Un décret du 6 juillet y associe par ailleurs une manifestation militaire. Politiquement, il s’agit de montrer le redressement militaire de la France après la défaite de 1870 et d’entretenir dans l’opinion publique l’esprit de mobilisation pour recouvrer, grâce à l’armée, les provinces perdues – Alsace et une partie de la Lorraine. (source : http://mairiesaintbon.fr/2014/07/fete-du-14-juillet-historique/)

Communiqué de presse France 2 – 16 juin 2015