Déc 212017
 

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Juil 052015
 

Non à la dictature de l’austérité !

Décidément, gouvernements et institutions de l’Union européenne détestent la démocratie. Il y a dix ans, ils ont pu compter sur les dirigeants politiques français pour effacer un Non populaire à la Constitution européenne. Depuis le 25 janvier 2015 et la victoire électorale de Syriza en Grèce, la troïka UE-BCE-FMI use d’une brutalité inouïe pour faire capituler le gouvernement Tsipras, pour que le choix populaire d’en finir avec l’austérité soit bafoué. Pour eux, il s’agit de jeter dans les poubelles de l’histoire européenne toute souveraineté autre que technocratique et néolibérale, toute perspective de progrès social. Avec l’annonce vendredi 26 juin par Alexis Tsipras d’un référendum pour refuser un nouveau mémorandum dans la continuité de ceux qui ont ruiné la Grèce depuis 6 ans, les mêmes hurlent à la rupture unilatérale des « négociations ».
La fermeture des banques, organisée et imposée par la BCE, montre que cette Europe est une machine de guerre contre les peuples, et qu’il est impossible de se fier à eux, ni au dirigeants politiques comme Hollande. Alors, contre l’Europe des riches, des nantis de l’austérité, et de la peur, mobilisons-nous en Grèce et partout en Europe pour un Non qui soit l’expression de l’Europe des travailleurs et des travailleuses, des jeunes et des retraitées !

Face à cette situation, les institutions capitalistes ne restent pas l’arme au pied en attendant le verdict populaire. Leur objectif est politique : elles redoutent comme la peste toute contagion grecque dans d’autres pays de l’Union européenne, à commencer par l’État espagnol. Et en ce moment, elles sont engagées dans un véritable coup d’État financier.

Elles usent et abusent aussi d’une véritable terreur idéologique : il n’y a pas d’autre politique que la nôtre, si vous ne vous inclinez pas devant elle, ce sera la catastrophe pour vous… Et qu’importe si en Grèce, la catastrophe est déjà là… et à cause de cette politique. Les éditorialistes, dont certains se disent de gauche, stigmatisent ces Grecs qui refusent les sacrifices, alors que les autres peuples de la périphérie européenne accepteraient ceux-ci avec lucidité. La réalité, c’est que, bien à l’abri derrière leurs privilèges, ces membres de la « casta » comme dit Podemos en Espagne, militent pour les sacrifices des autres… et d’abord des pauvres. que cette Europe est une machine de guerre contre les peuples, et qu’il est impossible de se fier à eux, ni au dirigeants politiques comme Hollande. Alors, contre l’Europe des riches, des nantis de l’austérité, et de la peur, mobilisons-nous en Grèce et partout en Europe pour un Non qui soit l’expression de l’Europe des salarié(e)s, des chômeur(se)s, des précaires, des jeunes et des retraité(e)s !

Jean-Guy Trintignac pour le NPA 71
Juil 052015
 

Référendum en Grèce : une belle leçon de démocratie à la Caste européiste !

Communiqué du Front National – 27 juin 2015

Le Front National salue le référendum qu’organisera le gouvernement grec le 5 juillet sur le nouveau plan de renflouement voulu par l’UE et le FMI en échange de mesures d’austérité supplémentaires.

Ce référendum rappelle à la Caste européiste qu’en démocratie les peuples existent, et qu’ils devraient être les seuls souverains. Il rappelle au président de la Commission européenne M.Juncker que contrairement à ce qu’il affirme, il peut y avoir des choix démocratiques contre les Traités.

Ce référendum est celui que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient honteusement fait annuler à la fin de l’année 2011 : c’est une belle revanche de l’histoire, mais que de temps et d’argent perdus en quatre ans !

Le peuple grec devra choisir entre la liberté, la possibilité du redressement ou l’aggravation de l’austérité par la soumission à l’Union Européenne. Il est plus que temps de faire le premier choix, pour entraver la course folle de l’austérité et de l’euro, et pour stopper les inutiles et très coûteux plans de renflouement directement puisés dans la poche des contribuables français à coups de milliards d’euros.

Un jour viendra, très proche, où le peuple français lui aussi se prononcera par référendum sur son avenir, sa souveraineté, sa prospérité et sa liberté. Ce référendum ne sera pas organisé par les dirigeants de l’RPS mais par des patriotes attachés à la démocratie et au pouvoir du peuple.

Juil 052015
 

Communiqué de presse – A Gauche pour gagner – 3 juillet 2015

Mercredi 1er juillet, l’Eurogroupe a décidé d’acter l’arrêt des négociations sur le soutien financier à la Grèce avant la tenue du référendum.

 L’Eurogroupe s’est ainsi aligné sur la position d’Angela Merkel et de la droite européenne qui n’arrêtent pas de souffler le chaud et le froid sur des négociations totalement opaques pour l’ensemble des Européens. La Chancelière allemande avait déclaré dans la même journée « Avant [le référendum], aucune discussion supplémentaire sur un programme d’aide ne peut avoir lieu ».

Cette décision irresponsable et vexatoire pour le peuple grec fragilise une nouvelle fois le projet européen. En refusant de discuter des nouvelles propositions formulées par le gouvernement grec, en se réfugiant dans un silence coupable, l’Eurogroupe fait l’aveu de son immaturité politique. Nous considérons que les négociations auraient dû se poursuivre afin d’aboutir à un meilleur accord. Des propositions concrètes ont été avancées, et de nouvelles pistes peuvent être mise en débat pour alléger le poids de la dette : annulation partielle, échelonnement mais aussi transformation d’une partie en crédits d’investissements.

Conscients que la résistance du peuple grec est aussi la nôtre, nous apportons tout notre soutien au peuple grec et au processus démocratique en cours. Le gouvernement Grec fait aujourd’hui l’objet d’une véritable entreprise de déstabilisation politique pour faire tomber Alexis Tsipras et ainsi anéantir toutes volontés politiques permettant une alternative aux champs de ruines que laissent les politiques austéritaires empoisonnées.

Que personne ne soit dupe : dimanche, les électeurs grecs se prononceront sur le plan initial mortifère de la troïka et non sur la sortie de la zone euro. Nous sommes convaincus que la victoire du « Non » placera le gouvernement grec dans les meilleures dispositions pour arracher à l’Eurogroupe l’indispensable restructuration de la dette publique et mettre en place  des réformes aussi justes qu’efficaces, tant il est vrai qu’un pays ne peut décoller boulets aux pieds.

La France, dont la feuille de route donnée par les électeurs depuis 2012 est de réorienter l’Europe, doit saisir cette occasion historique de soutenir les grecs et d’empêcher les stratégies et ultimatums irresponsables visant à une exclusion de la Grèce. C’est la responsabilité du président de la République. La sortie de la Grèce de l’Euro constitue une ligne rouge, une hypothèse que la France ne saurait cautionner par avance.

Il faut maintenant que toutes les forces de progrès en Europe prennent langue pour conduire une alternative rapide aux politiques néolibérales suicidaires. Car il s’agit bien d’une question européenne et non strictement grecque. L’occasion est donnée de reposer le projet européen, dans ses objectifs de développement, dans son périmètre économique et politique et dans son approfondissement démocratique. De ce point de vue, il s’agit bien de consolider la zone euro et les pays qui ont en partage la même monnaie plutôt que de s’aligner sur le modèle de ceux qui la refusent (la Grande Bretagne en particulier).

 Les animateurs d’A gauche pour gagner