Déc 062017
 
HOMMAGE A JOHNNY HALLYDAY
TF1 BOULEVERSE SES PROGRAMMES CE MERCREDI 6 DÉCEMBRE 2017
TF1 rend hommage à Johnny Hallyday et bouleverse sa programmation ce jour en proposant une soirée spéciale dédiée à la star.

Voici le déroulé de la soirée à venir :

A partir de 20H, Edition spéciale présentée par Gilles Bouleau
Suivie du documentaire inédit : Johnny Hallyday
Suivi de 2 concerts :
Johnny Hallyday – Bercy 2013, le Concert Anniversaire
Johnny Hallyday allume le feu au Stade de France

Puis, l’émission : Johnny Hallyday, les plus grands duos

Communiqué de presse TF1 – Mercredi 6 décembre 2017

Jan 062016
 

Programme TV – Hommage Michel Galabru : Le juge et l’assassin

Mercredi 6 janvier 2016 – Arte – 20h55

Film de Bertrand Tavernier. Avec Philippe Noiret, Michel Galabru.

Afin de rendre hommage à Michel Galabru, disparu le 5 janvier, ARTE diffuse « Le juge et l’assassin » de Bertrand Tavernier, qui valut au comédien un César en 1977. Inspiré d’un fait divers authentique, l’affaire Vacher, le film décrit avec acuité une France régie par d’impitoyables rapports de classe et par la frustration sexuelle, sur fond d’affaire Dreyfus.

Jan 052016
 

Programme TV – Hommage Galabru – Le Gendarme de Saint Tropez

Mardi 5 janvier 2016 – M6 – 20h55

Après la disparition du comédien Michel Galabru à l’âge de 93 ans, M6 lui rend hommage en diffusant la célèbre comédie : Le gendarme de Saint-Tropez.

Comédie de Jean Girault. Avec Louis de Funès, Michel Galabru, Jean Lefebvre, Christian Marin, Guy Grosso, Michel Moldo, Geneviève Grad, Claude Piéplu, Maria Pacôme. Sortie au cinéma en 1964.

Grâce aux loyaux services rendus à une commune non nommée des Hautes-Alpes, où il était jusqu’ici en poste, Ludovic Cruchot, simple maréchal des logis de la gendarmerie, est muté dans le Var, à Saint-Tropez tout en étant promu maréchal des logis-chef.

Arrivé sur les lieux de sa nouvelle affectation, Cruchot participe aux vaines et répétitives chasses aux nudistes organisées par son supérieur, l’adjudant Gerber, tandis que de son côté sa fille Nicole, qui s’ennuyait autrefois à mourir dans son village, est éblouie par le luxe de sa nouvelle ville. Mais, n’arrivant pas à se faire accepter par les jeunes bourgeois de la station balnéaire, elle s’invente un père fictif richissime : celui-ci serait milliardaire, posséderait un yacht dans cette cité et s’appellerait Archibald Ferguson, qu’elle n’aurait jamais rencontré.

Contraint par Nicole et bien malgré lui, Cruchot va se retrouver au cœur du manège de sa fille, qui va le mêler à son histoire et par là même, à la recherche d’un Rembrandt volé (au musée de l’Annonciade), lorsque les amis de cette dernière chercheront à le rencontrer. Il essayera pourtant et par tous les moyens de préserver son identité officielle intacte au vu de son adjudant et de ses collègues.

Source : Wikipédia

Fév 272015
 

Pascal Brunner l’animateur vedette de « Fa si La Chanter » et imitateur vient de nous quitter à l’âge de 51 ans des suites d’un cancer de la gorge qu’il combattait depuis de nombreuses années. C’est en juin 1995, lors de ma période de journalisme en presse écrite que j’ai pu ainsi rencontrer Pascal Brunner au top du succès.

france3

Pascal Brunner « Mélodie en équipe »

Interroger Pascal Brunner, c’est avant tout franchir deux, trois portes de bistros aux alentours de la Comédie Caumartin pour le choper. Rassurez-vous, je n’ai pas été obligé d’écumer plusieurs mousses. Lui, non plus. Juste un problème de coordination pour la prise de rendez-vous. Résultat des courses : je n’avais pas affaire, pour une fois, à un type qui se mettait en avant, sous prétexte que son nom soit en gros titre sur l’affiche. Lui, c’est l’esprit d’équipe. Il répondit en toute simplicité à l’ordre d’arrivée de mes questions.

A l’époque de « Yacapa » vous refusiez de faire une émission quotidienne à la Télé. « Fa si la chanter », vous l’avez accepté parce que l’actualité du monde du spectacle n’était pas en jeu chaque jour ?

P.B : J’ai accepté parce que le projet me séduisait. Cela me semblait tenir la route, c’est-à-dire s’asseoir sur une mécanique bien huilée, bien rôdée, avec un programme de chansons important, qu’on pouvait tenir au quotidien. Sinon, j’aurais refusé.

Au départ, votre métier d’imitateur courait un 100m; il fallait produire des efforts de voix sur une courte période. « Fa si la chanter », n’est-ce pas un exercice de décathlonien ?

P.B : C’est sûr que dans les périodes d’enregistrements de « Fa si la chanter », qui se font sur une semaine à 10 jours, avec cinq émissions par jour, c’est un peu du délire. On a la chance d’être dans une dynamique de succès, l’émission marche très fort. On ne sent pas la fatigue, l’énervement, il n’y a pas de saute d’humeur sur le plateau de la part des musiciens, de moi-même. Tout se passe bien.

Quand je parle de décathlon, j’entends par là que vous enchaînez une multitude de voix pendant l’émission.

J’ai arrêté de faire des voix de politique en période électorale, pour ne pas avoir de compte à rendre au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel). L’émission m’a permis d’imiter des voix de chanteurs que je ne faisais pas auparavant. Notamment Reggiani, que je ne pensais pas pouvoir faire. J’ai essayé en répétition. Le résultat était sympa.

Franchement, est-ce plus sympa de côtoyer les gens de tous les jours, grâce à « Fa si la chanter », que de recevoir une ribambelle d’artistes plus ou moins égocentriques qui viennent vendre leur paquet de lessive ?

P.B : C’est un peu exagéré. Ah ! Ah ! C’est bien de voir des candidats d’horizons différents. Sur le panel de gens que nous avons reçu sur le plateau de « Fa si la chanter » ça va du charcutier du coin à l’avocat, l’ingénieur, aux instits et beaucoup d’étudiants. Notre émission a déjà été « Premier jeu », toutes chaînes confondues, et tous âges. On touche tout le monde, même les plus réticents.

Que répondez-vous à vos détracteurs qui dénigrent votre métier d’animateur T.V., sous-entendu Pascal Brunner joue la facilité pour les poï ! poï ! ?

P.B : Je les laisse dire et puis on verra sur la longueur. Ce n’est pas mon problème. Ils ont du temps à perdre pour penser ça; moi je ne m’occupe pas de leur carrière, qu’ils ne s’intéressent pas à la mienne. La meilleure réponse que je puisse leur donner, c’est que je suis en tête avec « Fa si la chanter » et que mon nouveau spectacle marche très fort.

« Fa si la chanter » valorise-t-il la chanson en langue française, ou fait-il renaître certains tubes qui ont fait trois petits tours, et puis s’en vont ?

P.B : Sur les grands standards et les tubes qui font trois petits tours, et puis s’en vont, ce qu’on voulait dans « Fa si la chanter », c’était évoquer quelque chose à quelqu’un. Que ça soit un évènement dans sa vie, un souvenir. Et puis les tubes qui ont fait trois petits tours et puis s’en vont, on a quand même été les premiers à danser dessus en discothèque. Ce n’est pas gênant de rappeler 15-20 secondes de ses airs, même si les artistes ont fait une brève carrière. Ceci ne nous empêche pas de chanter « Les feuilles mortes » qui a fait la carrière qu’on sait.

Est-ce que TF1 vous a sollicité pour animer une émission similaire à « Fa si la chanter » ?

P.B : Similaire, non ! TF1 me proposait un « 20h30 » à partir de septembre. Je n’ai pas pu connaître le concept de l’émission, puisque ma réponse n’a pas été négative, mais du moins pas pour l’instant. Je tiens à aller jusqu’au bout de l’aventure avec l’équipe de « Fa si la chanter ». Et puis, le spectacle démarrait à la comédie Caumartin, et en plus, après j’ai une tournée.

Un grand retour au « Music Hall » en pleine campagne électorale, est-ce bien raisonnable ?

P.B : Ben, ouais ! Je crois que les gens apprécient. La plus belle récompense est de savoir que les gens sont heureux après une heure et demie de spectacle.

Vous tapez sur les hommes politiques par méchanceté ou par ironie ?

P.B : Je ne suis pas d’un naturel méchant, je répondrais par ironie. Ça me fait rire de voir ce qui se passe. Je suis comme tout le monde. Je lis l’actualité, j’écoute la radio, je regarde la télévision. L’autre jour j’ai entendu Dominique Voynet qui traitait Balladur de « faux-cul pincé », cela me fait hurler de rire.

Certaines personnes, dans la salle, s’étonnent de votre virulence à l’égard du monde politique. Est-ce à dire qu’à la télé, vous êtes du genre costard cravate, et qu’en scène, vous prenez le maquis ?

P.B : « Fa si la chanter » passe à une heure de grande écoute, et ce n’est pas le but de l’émission. Je n’ai pas à faire mon boulot d’imitateur. Je suis, avant tout, là pour faire l’animateur, le chanteur et l’imitateur au dernier degré. Sur scène, je peux donner libre cours à ce que j’ai envie de faire. Les gens, en sortant de là, ne peuvent pas savoir de quel côté je me situe. Il faut savoir que c’est un spectacle d’imitateur-persifleur. Il n’était pas question que je montre ce que je fais tous les soirs sur France 3. Jamais les téléspectateurs de « Fa si la chanter » ou d’autres émissions T.V., ont pu voir un extrait de mon spectacle. Je veux qu’ils découvrent pour la première fois mon show le soir, qu’ils viennent me voir.

Après le deuxième tour, vous allez être obligé de changer de programme. Est-ce que les promesses de réjouissance ne vont pas s’amenuiser au fil des semaines ?

P.B : Tout est prévu. Le spectacle a été monté de telle manière que les sketches sont intemporels. On réagira en fonction de l’actualité. Il y a derrière une équipe d’auteurs qui me facilite la tâche. Anne Roumanoff, Jacques Maillot, Gilbert Jouain et moi-même. Ainsi qu’Olivier Lejeune qui fait les brèves d’actualités.

Vous esquintez particulièrement « Jean-Marie Le Pen » dans votre spectacle. Ne vous a-t-on pas dit qu’il est politiquement incorrect de s’en prendre à un borgne ?

P.B : Ah ! Ah ! Il le montre plus maintenant. C’est pour ça que je lui mets une cagoule, comme ça on ne le voit pas. Non ! En tout cas, le spectacle n’est jamais vulgaire, il n’y a pas de grossièreté. Et en plus, je ne fais que dire ce qui se passe, ce qu’il fait.

Vous lui avez tout de même taillé un costard sur mesure.

P.B : Je crois que tout a été écrit sans favoritisme. On voit Jospin au confessionnal, posant des questions à Dieu (Mitterrand). Jacques Chirac à « Merdue de vue » devant Jacques Pradel, qui répond en demi teinte avec plein de subtilité. Le Pen crie haut et fort ce qui se passe. Et Balladur, habitué à l’ambiance des salons cossus, qui raconte à sa femme sa journée proche du peuple. On a voulu d’abord s’amuser.

Certains soirs, pouvez-vous faire un sondage, à savoir s’il y a plus de pro-Chirac, pro-Balladur, pro-Jospin ?

P.B : C’est arrivé ! Quand on a attaqué Chirac, j’ai entendu dans la salle : Doudou Président ! Non, les gens savent très bien que l’on va allumer tout le monde, mais sans méchanceté.

Que pensez-vous des artistes qui s’affichent, entre deux petits fours, dans les meetings politiques ?

P.B : On a la chance d’être dans une démocratie. Chacun fait ce qu’il veut. Moi, je ne suis pas pour. Je crois qu’un artiste doit faire avant tout son métier. Les gens sont assez grands pour se faire une idée de la politique. Lorsqu’un artiste soutient un homme politique, j’ose espérer que tous les gens qui viennent voir son spectacle vont voter pour l’intéressé. A la limite, c’est de la « promo » pour les deux. Et puis, il n’est pas interdit d’assister à une réunion pour se renseigner. Moi, je l’ai pas fait. J’étais trop occupé.

Mettre derrière vous un groupe de musiciens a pour but de secouer une salle sous coma Balladurien ?

P.B : Je ne crois pas.

C’est quand même une bonne recette de mettre des musiciens sur scène

P.B : Non ! Ceci permet de faire vivre des musiciens. J’aimerais bien que tous les artistes mettent des musiciens sur scène. Les spectacles seraient plus vivants.

On ne risque pas de vous confier le ministère de l’économie et des finances. Comment se fait-il que vous ne faites pas appel à une bande son ? Votre cachet ne s’en porterait pas plus mal.

P.B : Pour que mon cachet se porte mieux, j’aurais dû signer à TF1. L’argent, en ce qui me concerne, ce n’est pas le nerf de la guerre. Je veux gagner ma vie convenablement pour que ma femme, ma fille soient bien. Le reste, ce n’est pas grave… On a tout misé sur le spectacle pour que les gens ressortent contents.

Effectivement, lors de votre passage à la Comédie Caumartin à Paris, j’ai vu des gens danser à la fin du spectacle.

P.B : Je peux vous dire que des gens debout, ça déménage. C’est vrai que ça coûte plus cher. Mais être sur scène avec des musiciens, c’est plus dynamique et ça fout la pêche. Ils me suivent depuis quatre ans. Je n’allais pas leur dire, pour ma rentrée parisienne, qu’ils seraient remplacés par une bande son. Je n’en ai jamais eu l’idée.

Vous allumez Charles Aznavour, qui dit qu’il n’y a plus de talent dans la chanson française. C’est pas sympa de s’en prendre à un ex-investisseur Suisse ?

P.B : Ah ! Ah ! Ah ! Ce n’est pas une invention de ma part…J’ai été surpris quand Charles Aznavour a déclaré dans l’émission « Ligne de mire » qu’il était inquiet pour la relève. Qu’il n’y avait pas de grandes stars. J’ai donc fait un plaidoyer pour les anciens qui ont plus de cinquante ans (Aznavour, Hallyday, Mitchell). J’ai ensuite laissé la place aux jeunes (Bruel, Pagny) pour savoir ce qu’ils en pensent. Mon propos n’est pas méchant, mais montre simplement qu’avec la multiplication des médias, on fait une moins grande carrière qu’a l’époque des débuts de Hallyday, Mitchell.

Parlez-moi de Stéphane Roux. C’est un artiste au chômage qui vous a harcelé nuit et jour pour que vous lui fassiez une place sur scène, ou est-ce par souci humanitaire ?

P.B : Je l’ai rencontré deux ans auparavant, à l’occasion d’un gala pour les enfants malades de l’hôpital Necker. Entre parenthèses, je fais plein de galas pour les enfants inadaptés, les malades du sida etc…. Je ne montre pas ma gueule à la télévision pour dire que je le fais. Traiter ces sujets d’exclusion ne se résume pas à une soirée de deux heures d’émission. Je préfère faire dans l’ombre, mais au moins je le fais…. Stéphane Roux, ce jour-là, avait fait un numéro qui m’avait emballé. Au moment où j’ai écrit les textes avec Jacques Maillot, nous nous sommes dit qu’il serait bien que quelqu’un me donne la réplique dans certains sketches. Ceci permettrait de rebondir plus facilement, plutôt que d’avoir du monologue toute la soirée. J’ai rappelé Stéphane et le hasard a voulu que trois semaines avant, il monte un one man show pour lequel il avait besoin d’imitations. Je lui ai enregistré trois, quatre imitations. Je lui ai demandé s’il voulait venir sur scène avec moi. Il y a une grande complicité qui est née sur scène. Stéphane n’est pas un faire-valoir.

Phil Marso – Entretien publié dans la revue “100 Blagues” en juin 1995.