Mar 152019
 
Green Book : Sur les routes du Sud

Sortie 23 janvier 2019

Drame biopic de Peter Farelly avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini, Sébastien Maniscalco, Dimiter D.Marinov, P.J Byrne, Don Stark, David An. 2h10 – Sortie le 23 janvier 2019.

Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx sait gérer les situations difficiles. C’est un fin psychologue, même si à l’arrivée, il utilise les poings. Il a une charmante épouse Dolores et deux gamins. Il vient de perdre son emploi pour avoir fait un peu trop de zèle face à un petit caïd. Il va devoir trouver un nouveau job pour nourrir sa petite famille. Tony a tout de même deux défauts majeurs : il aime la malbouffe des hamburgers et ne supporte pas les noirs. En 1962, c’est la tendance vu que la ségrégation est de mise. Il se présente à une annonce pour être chauffeur afin d’accompagner un docteur dans sa tournée. Quelle surprise quand il découvre que son futur big boss, un certain Don Shiley est noir-américain et musicien classique. Tony doit l’accompagner pour une tournée de huit semaines dans les états du Sud de l’Amérique. Va-t-il s’assoir sur ces préjugés ou l’ouvrir en rital décomplexé ?

« Geen Book : sur les Routes du Sud » est tiré d’une histoire vraie. Au vu de l’affiche on s’attend à un road-movie dans le sud raciste de l’Amérique sous fond de jazz-blues. Erreur d’aiguillage ! Ce qui fait justement l’intérêt de ce film. Viggo Mortensen est monumental ! Il aurait mérité d’avoir l’Oscar du Meilleur acteur. C’est  Mahershala Ali qui obtient l’Oscar du second rôle pour avoir incarné le pianiste virtuose Don Shiley. Le film a reçu une troisième récompense pour son scénario original à Hollywood.

« Green Book : sur les routes du Sud » est remarquable dans son interprétation et son récit à telle point qu’il aurait pu durer, une heure de plus, sans trouver la route ennuyeuse et assommante.

Phil Marso – 11 mars 2019 – www.walkmovie.info

Green Book

Chronicle of the movie « Green Book : sur les routes du Sud » in English

A Biopic drama by Peter Farelly with Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini, Sebastian Maniscalco, Dimiter D. Marinov, P. J. Byrne, Don Stark, David An. 2:10 – Released January 23, 2019.

Tony Lip, an Italian-American bouncer from the Bronx, knows how to handle difficult situations. He is a psychologist, even if on arrival, he uses fists. He has a lovely wife Dolores and two kids. He just lost his job for being a little too zealous about a little guy. He will have to find a new job to feed his family. Tony still has two major flaws: he likes hamburger junk food and does not support black people. In 1962, this is the trend as segregation is in order. He comes to an announcement to be a driver to accompany a doctor on his tour. What a surprise when he discovers that his future big boss, a certain Don Shiley is black-American and classical musician. Tony is to accompany him on an eight-week tour of the southern states of America. Will he sit on these prejudices or open him in uninhibited rital?

« Geen Book: On the Southern Roads » is drawn from a true story. In view of the poster we expect a road movie in the racist South of America under jazz-blues background. Referral error! Which is precisely the point of this film. Viggo Mortensen is monumental! He deserved to have the Oscar for Best Actor. Mahershala Ali is the Oscar winner for playing virtuoso pianist Don Shiley. The film received a third award for its original Hollywood screenplay.

« Green Book: on the roads of the South » is remarkable in its interpretation and story to such an extent that it could have lasted another hour, without finding the road boring and boring.

Phil Marso – March 11, 2019 – www.walkmovie.info

Mar 152019
 
Celle que vous croyez

Sortie 27 février 2019

Drame de Safy Nebbou avec Juliette Binoche, Nicole Garcia, François Civil, Marie-Ange Casta, Guillaume Gouix, Jules Houplain, Jules Gauzelin, Charles Berling. 1h41 – Sortie le 27 février 2019.

 Claire Millaud, la cinquantaine, conférencière en histoire des femmes qui ont su braver les interdits, elle vit une aventure au coup par coup avec le jeune Ludo à peine la trentaine. Son manque affectif de femme solitaire, délaissé par son mari après un divorce n’est pas synonyme de complète liberté. Ses deux enfants ne la comblent pas complètement. Ludo est une passade vivifiante. Celui-ci écourte un week-end pour dépanner un très bon ami à lui, Alex photographe de 24 ans. Claire, jalouse va utiliser les réseaux sociaux à travers lui pour savoir ce que fait son amant Ludo. Elle va se faire passer pour une jeune fille du même âge qu’Alex. Un engrenage qui va l’emmener plusieurs mois plus tard à consulter une psy, le Dr Catherine Boormans.

« Celle que vous croyez » dissèque les dégâts collatéraux qu’engendre une dépendance aux réseaux sociaux. Le changement d’identité virtuel engendre des réflexions existentielles plus classiques : la séduction, la peur de vieillir, l’apparence physique. Ce film nous propose plusieurs fins possibles en deuxième partie qui va apporter plus d’intérêt au film. Juliette Binoche est excellente dans ce rôle prédateur, dévastateur de son monde intérieur.

Phil Marso – 11 mars 2019 – www.walkmovie.info

Celle que vous croyez

Chronicle of the movie « Celle que vous croyez » in English

Drama of Safy Nebbou with Juliette Binoche, Nicole Garcia, François Civil, Marie-Ange Casta, Guillaume Gouix, Jules Houplain, Jules Gauzelin, Charles Berling. 1h41 – Released February 27, 2019.

Claire Millaud, in her fifties, a lecturer on the history of women who knew how to brave the taboos, she saw an adventure on an ad hoc basis with the young Ludo just in her thirties. Her emotional lack of a lonely woman, abandoned by her husband after a divorce is not synonymous with complete freedom. Her two children do not fill her completely. Ludo is an invigorating passad. This one shortens a weekend to troubleshoot a very good friend of his, a 24-year-old photographer Alex. Claire, jealous will use social networks through him to find out what his lover Ludo. She will pretend to be a girl of the same age as Alex. A gear that will take him several months later to consult a psychiatrist, Dr. Catherine Boormans.

« The one you believe » dissects the collateral damage that engenders a dependence on social networks. The virtual identity change engenders more traditional existential reflections: seduction, the fear of aging, the physical appearance. This film offers us several possible endings in the second part which will bring more interest to the film. Juliette Binoche is excellent in this predatory role, devastating in the inner world.

Phil Marso – March 11, 2019 – www.walkmovie.info

Nov 282017
 

Sortie cinéma – Le Brio – Critique

Sortie 22 novembre 2017

Comédie d’Yvan Attal avec Daniel Auteuil, Camélia Jordana, Yasin Houicha, Nozhra Khouadra, Nicolas Vaude, Jean-Baptiste Lafarge, Claude Perron, Julia Malinbaum. 1h35 – Sortie le 22 novembre 2017

Banlieusarde d’un quartier défavorisé, Leila commence mal sa première année de fac de droit à ASSAS. Elle arrive en retard pour son premier cours orchestré par le professeur Pierre Mazard. Un réac perfide qui maîtrise les mots à la perfection, ponctuée de provocation pour souffre-douleur. Le dérapage est devenu son exercice de style. Leila en fait les frais à la limite de l’humiliation. Sauf qu’il a été trop loin. Le président de la fac, lui fait savoir qu’il risque le conseil de discipline. Néanmoins, il lui propose une alternative pour sauver sa carrière : préparer Leila au concours de l’éloquence. Une compétition honorifique qui se déroule chaque année entre les facs de droit dans l’hexagone. Leila va-t-elle relever le défi ?

« Le Brio » est assez plaisant dans le déroulement du récit. Daniel Auteuil campe bien le costume d’un professeur jouissant du pouvoir des mots avec une petite humanité pour la transmission chère à l’Éducation nationale. Camélia Jordana est assez convaincante ! Yvan Attal tombe néanmoins dans la facilité en faisant croire qu’une jeune femme de banlieue est forcément mal éduquée, grossière avec les codes vestimentaires de la cité. Cela devient pénible de stigmatiser les personnes qui logent dans des barres d’immeubles. Tout est une question d’éducation !!! Le réalisateur tombe à nouveau dans ce piège à la fin du film. On  regrette aussi le peu de scène avec d’autres étudiants de milieu favorisé au contact de Leila à la fac. « Le Brio » se cantonne à divertir, sans une véritable résonance sociale.

 

Phil Marso – 28 novembre 2017 – www.walkmovie.info

Nov 262017
 

Sortie cinéma – Chronique : Borg / McEnroe

Sortie 8 novembre 2017

Biopic de Janus Metz Pedersen avec Shia LaBeouf, Sverrir Gudnason, Stellan Skarsgard, Tuva Novotny, Ian Blackman, Robert Emms, Scot Arthur II, David Bamber. 1h48 – Sortie le 8 novembre 2017

 Le tennisman suédois Björn Borg, N°1 incontestable, doit relever un défi de taille : remporter pour la cinquième année consécutive le tournois de Wimbledon. Selon les experts, un jeune joueur peut mettre fin à cette suprématie : John McEnroe. Ce jeune américain talentueux mais souvent colérique sur les cours qui lui ont fait une réputation détestable auprès du public anglais. Contrairement à Borg qui ne montre aucune émotion lors d’un match, même s’il est en difficulté. Il doit beaucoup à son entraîneur Lennart Bergelin qui l’a repéré très tôt. Il connaît ces failles. L’été 1980, la pression est de quelle côté : Borg ou McEnroe ?

« Borg / McEnroe » est un film à voir pour les nostalgiques des années 70’80 où le tennis confrontait de fortes personnalités avec des styles de jeu bien tranché. Soit un jeu au fond de court infatigable ou des fulgurances au filet. On apprend beaucoup sur le passé tumultueux du jeune Borg sur les cours et en dehors. Certes le film, manque une petite étincelle. Le comédien Shia LaBeouf en McEnroe est peu crédible à celui du suédois incarné par Sverrir Gudnason. Ce biopic reste un plaisir pour les ados que nous étions à rester scotché tout un dimanche après-midi sur un canapé avec un, deux paquets de choco BN pour admirer les points gagnés 1 par 1 du grand champion Björn Borg.

Phil Marso – 25 novembre 2017 – www.walkmovie.info

Mai 172015
 

Critique cinéma – La Tête haute

Film dramatique d’Emmanuelle Bercot. Avec Catherine Deneuve, Rode Paradot, Benoît Magimel, Sara Forestier, Diane Rouxel, Anne Suarez, Elizabeth Manev,  – 2h09 – Sortie le 13 mai 2015.

Film « La Tête haute » d'Emmanuelle Bercot - Sortie le 13 mai 2015

Film « La Tête haute » d’Emmanuelle Bercot – Sortie le 13 mai 2015

La juge pour enfants en voit défiler dans son bureau des plus petits jusqu’à la majorité. Ici nous sommes à Dunkerque, mais cela pourrait être une autre ville. La bonne bouille de Malory huit ans déboule avec sa mère Séverine trop jeune, immature et son petit frère à peine né. Malory grandit dans une agitation perpétuelle, auto-destructeur avec une seule passion : voler des voitures.

Il va de collège en collège pour trouble du comportement, il ne tient pas en place et n’a aucune conscience de son propre devenir. Son casier judiciaire est long comme le bras avec un destin déjà tracé à la case prison. La juge est un sas de décompression, de compréhension à toutes épreuves, mais dans une durée limitée. Est-ce que son nouvel éducateur Yann sera sa planche de salut ?

« La Tête Haute » s’intéresse au parcours d’un jeune délinquant. Le système éducatif judiciaire tente de le sortir de la tête de l’eau ce qui est une tâche plus rude en 2015. Terminé les internats dès l’âge de 10 ans qui permettait un suivi éducatif sur plusieurs années avec à la clé, apprendre un métier dès l’âge de 14 ans. Depuis plusieurs décennies, on case ces jeunes en famille d’accueil, en foyer, mais sur des délais très courts. Quand il y a de la famille, on les réinjecte dans son milieu d’origine au gré d’un comportement apaisé.

Chaque cas est particulier et dans le personnage de Malory, l’absence d’un père et d’une mère pas très structurée alourdit l’addition. L’épée de Damoclès de la majorité est souvent évoquée dans le film avec le leitmotiv : avoir un projet ! À travers ce film quelques réminiscences de mon passé m’ont interpellé avec la tentation d’exclamer « branleur » à l’encontre du fameux Malory.

Ne voyez pas en moi, un ton moralisateur, mais une marque de tribu indélébile pour ceux qui ont connu un parcours semblable plus ou moins chaotique. Par contre je n’ai pas le souvenir qu’un éducateur m’est balancé un jour que l’État dépense 800 € / jour, mois  pour que je m’en sorte. C’est dire que la loi du marché et de son syndrome des statistiques judiciaires ont souvent le dernier mot.

« La Tête Haute » a pour objectif de secouer le spectateur ce qu’il réussit en partie. La fin tombe trop dans la facilité à mon sens. En définitive, ce film aurait eu le mérite de s’attaquer non pas qu’à un seul et unique Malory, mais à plusieurs. Ceci pour montrer que l’on gagne, qu’on perd à tenter de relever la tête.

 Phil Marso – 17 mai 2015

Source : Walkmovie.info